Test On Cloudsurfer 3 : la plus douce des On ?

Il y a des chaussures qu’on enfile par simple curiosité, et d’autres qu’on attend au tournant. La On Cloudsurfer 3 fait clairement partie de la deuxième catégorie. J’avais gardé un souvenir mitigé de la Cloudsurfer 2 : élégante, plutôt légère, mais trop ferme à mon goût pour mériter son nom de « surfeuse des nuages ». Alors quand On a annoncé une refonte complète, avec une mousse maison inédite baptisée Surreal, j’ai eu le même réflexe que beaucoup de coureurs : voir pour croire.

Ma première sortie avec elle, c’était un dimanche matin gris, sur ma boucle habituelle de 12 km, moitié bitume, moitié piste cyclable. Le genre de footing tranquille où l’on court sans regarder sa montre, juste pour faire tourner les jambes. Au bout de deux kilomètres, une évidence s’est imposée : cette Cloudsurfer n’a plus grand-chose à voir avec l’ancienne. Restait à savoir si ce changement de caractère allait dans le bon sens.

Dans ce test, je vous raconte mes kilomètres avec la Cloudsurfer 3 : footings lents, sorties longues, quelques accélérations en fin de séance, et même une longue journée passée debout. J’ai aussi confronté mes impressions à celles de testeurs reconnus (kinésithérapeutes du sport, journalistes spécialisés, magasins de running) pour vous livrer l’avis le plus honnête possible. Les chiffres techniques viennent du fabricant et de mesures indépendantes ; toutes les sources sont détaillées en fin d’article.

En résumé

La On Cloudsurfer 3 est une chaussure d’entraînement quotidien neutre, taillée pour les footings faciles, les sorties longues et la récupération. Ce n’est plus la Cloudsurfer fine et vive des débuts : elle est plus haute, plus protectrice, plus stable… et nettement plus lourde. Mon verdict : 8/10, une excellente « berline » du bitume, à condition de ne pas lui demander de jouer les fusées.

On Cloudsurfer 3 vue de côté avec cloudtec phase

Ce que j’ai aimé

  • La mousse Surreal : un amorti généreux, jamais mou, avec un vrai rebond à la relance
  • Le déroulé très fluide, porté par le système CloudTec Phase repensé et une géométrie en bascule
  • La stabilité, la meilleure jamais vue sur une Cloudsurfer
  • Le confort d’accueil de la tige, agréable dès la première sortie
  • Une semelle extérieure bien couverte qui inspire confiance pour la durabilité

Ce qui m’a moins plu

  • Le poids : 285 g annoncés en pointure US 8,5, autour de 300 g mesurés en US 10
  • Une languette qui a tendance à glisser sur le côté
  • Un col de talon très rembourré qui peut appuyer sur les tendons d’Achille sensibles
  • Un manque d’agilité pour le fractionné et les séances rapides

Pour qui ? Les coureurs neutres qui empilent les kilomètres à allure tranquille, les gabarits plus lourds en quête de protection, et ceux qui veulent une chaussure capable de passer du footing à une journée debout. Prix public conseillé : 170 €.

Fiche technique : ce qui change vraiment sur la Cloudsurfer 3

On ne s’est pas contenté d’un simple lifting : la Cloudsurfer 3 change de mousse, de géométrie et de gabarit. Voici l’essentiel avant d’entrer dans les sensations.

CaractéristiqueOn Cloudsurfer 3
UsageEntraînement quotidien, footing, sortie longue
FouléeNeutre
MousseSurreal (superfoam supercritique à base d’EVA)
Système d’amortiCloudTec Phase réorienté
Hauteur talon / avant-pied45 mm / 37 mm
Drop8 mm (9 mm sur la Cloudsurfer 2)
Poids annoncé285 g (homme, US 8,5)
Pointures36 à 49
Prix public170 €

La mousse Surreal, cœur du projet

La grande nouveauté, c’est la Surreal, une mousse développée dans le laboratoire d’On à Zurich. Il s’agit d’une mousse supercritique : le matériau est expansé à l’aide d’un gaz, ce qui permet d’obtenir une structure plus légère et plus résiliente qu’une EVA classique. Selon la marque, elle est à la fois plus légère, plus souple et plus réactive que l’Helion qui équipait les Cloudsurfer précédentes.

Les journalistes de Believe in the Run, qui ont visité le siège d’On, racontent avoir vu une petite pastille de matière brute ressortir du moule sous forme de semelle complète, cavités comprises. C’est la première fois que la marque parvient à marier une mousse supercritique avec ses fameux « Clouds ». Sur le papier, c’est une vraie prouesse industrielle.

Un CloudTec Phase repensé

Les cavités creusées dans la semelle intermédiaire ont été réorientées pour s’écraser les unes après les autres, du talon vers l’avant-pied, un peu comme des dominos. D’après les simulations numériques d’On, cette géométrie apporterait 15,5 % de compression en plus et 9,9 % de force de freinage en moins qu’une superfoam sans structure.

Petite mise en garde de coureur pragmatique : ces chiffres proviennent de modélisations informatiques réalisées par la marque, pas de mesures sur des coureurs en conditions réelles. Ils donnent une tendance, pas une garantie.

On Cloudsurfer 3 vue de côté de près

Le paradoxe du poids

C’est le point qui surprend le plus. La mousse est annoncée plus légère, et pourtant la chaussure prend du poids. Tom’s Guide a pesé les deux générations dans la même pointure : environ 266 g pour la Cloudsurfer 2 contre 306 g pour la Cloudsurfer 3. L’explication tient en trois mots : plus de mousse, plus de caoutchouc et une base plus large.

Dernier détail qui compte : avec 45 mm sous le talon, la Cloudsurfer 3 flirte avec la catégorie des chaussures maximalistes, sans en revendiquer l’étiquette.

Chaussant et confort : un accueil royal, avec deux bémols

Le premier contact avec une chaussure se joue souvent dans le magasin, avant même le premier pas. Et là, la Cloudsurfer 3 marque des points. La tige en Warp Knit, un tricot technique légèrement extensible, enveloppe le pied avec douceur. Le col et la languette sont généreusement rembourrés, la doublure intérieure est si agréable que certains testeurs n’hésitent pas à courir sans chaussettes.

Une pointure habituelle, un avant-pied plus accueillant

J’ai pris ma pointure habituelle et je n’ai eu aucune mauvaise surprise. C’est aussi le constat des kinés de Doctors of Running et de l’équipe de Believe in the Run. L’avant-pied est plus large et plus arrondi que sur les versions précédentes, ce qui ravira les coureurs qui se sentaient à l’étroit dans les anciennes Cloudsurfer.

Nuance importante : le volume au-dessus du pied reste plutôt bas. Au début, j’ai même eu une légère sensation de chaussure un peu courte, qui s’est dissipée après quelques sorties, le temps que le tricot se fasse à mon pied. Si vous avez un pied fin et peu volumineux, testez-la en magasin : l’un des fondateurs de Believe in the Run a trouvé qu’il y avait tout simplement trop de matière autour de son pied.

Bémol n°1 : la languette baladeuse

Lors de ma deuxième sortie, j’ai dû m’arrêter au quatrième kilomètre pour recentrer une languette partie se promener sur le côté. Rien de dramatique, mais agaçant. Le testeur de Runnea a noté exactement le même défaut. Mon astuce : bien positionner la languette avant de serrer les lacets plats, puis vérifier après les cinq premières minutes.

Bémol n°2 : le talon et le tendon d’Achille

Le contrefort de talon est rigide, et le rembourrage est concentré en haut du col. Résultat : sur mes deux premières sorties, j’ai senti une pression sur le haut du tendon d’Achille. Le rembourrage s’assouplit avec les kilomètres et la gêne a disparu chez moi. Mais si vous souffrez d’une maladie de Haglund ou d’un tendon sensible, essayez-la avant d’acheter : Matt Klein, kinésithérapeute chez Doctors of Running, en a fait son principal reproche.

Un temps de rodage à prévoir

Dernier conseil tiré de mon expérience : ne jugez pas la Cloudsurfer 3 sur sa première sortie. La mousse s’ouvre au fil des kilomètres. Plusieurs testeurs, dont Doctors of Running, évoquent une dizaine de kilomètres pour que les cavités et la mousse trouvent leur rythme. C’est aussi ce que j’ai ressenti : elle était plus vivante à ma troisième sortie qu’à la première.

On Cloudsurfer 3 vue de la semelle extérieure

Amorti et sensations : moelleuse sans être molle

C’est évidemment là que tout se joue. On présente la Cloudsurfer 3 comme sa chaussure la plus douce à ce jour. Après plusieurs semaines de footings, je nuance : elle est confortable, protectrice, mais elle n’a rien d’un marshmallow.

Un amorti qui divise les testeurs

Ce qui m’a frappé en lisant les autres tests, c’est le grand écart des avis. Certains, comme Tom’s Guide, la trouvent nettement plus moelleuse que les précédentes Cloudsurfer, surtout sous l’avant-pied. D’autres, comme Doctors of Running et Believe in the Run, la jugent plus ferme qu’annoncé, mais très rebondissante.

Mon ressenti se situe entre les deux. À l’impact, la mousse s’écrase juste ce qu’il faut, puis elle renvoie sans effet trampoline. J’ai pensé à une bonne berline sur l’autoroute : on sent la route, mais on n’en subit pas les défauts. Le journaliste de Runnea a d’ailleurs surnommé la chaussure la « Nimbus d’On », une image qui me parle.

Un déroulé d’une grande fluidité

Le vrai point fort, à mes yeux, c’est le déroulé. Le talon est biseauté, l’avant-pied est rigide et relevé, et les Clouds s’écrasent en séquence. Résultat : le pied bascule naturellement vers l’avant, sans effort. Sur ma sortie longue de 22 km, cette sensation de roulement continu a vraiment fait la différence dans les dix derniers kilomètres.

J’ai surtout apprécié une chose : la chaussure ne s’est jamais affaissée. Avec la Cloudsurfer 2, j’avais parfois l’impression de toucher le fond en fin de sortie. Ici, rien de tel, et Tom’s Guide fait exactement le même constat.

Et quand on accélère ?

Pour en avoir le cœur net, j’ai terminé une sortie par trois kilomètres progressifs. Surprise : elle suit sans broncher sur des allures soutenues, grâce au rebond de la Surreal et à la bascule de la semelle. Le testeur de Tom’s Guide est même descendu sous les 3’45 au kilomètre sur une sortie en progression.

Mais soyons clairs : suivre n’est pas pousser. Dès que j’ai voulu enchaîner des fractions courtes, le poids et la hauteur de semelle se sont fait sentir. Elle manque de vivacité pour les séances de qualité. C’est une chaussure de zone 2, celle qu’on enfile pour les footings à allure conversationnelle, comme l’a fait le testeur de Runnea entre 5’00 et 5’30 au kilomètre.

Le drop qui évolue

Un détail technique intéressant relevé par Doctors of Running : le drop de 8 mm semble proche de 9 mm sur une chaussure neuve, puis plutôt de 6 à 7 mm après quelques kilomètres, car les Clouds du talon se tassent davantage. Je ne l’ai pas mesuré, mais j’ai bien senti une attaque talon plus douce au fil des sorties.

On Cloudsurfer 3 vue des pods de près

Stabilité, adhérence et durabilité

La Cloudsurfer la plus stable de l’histoire

Les premières Cloudsurfer avaient une réputation de chaussures très neutres, presque instables pour certains coureurs, avec une base étroite et une mousse souple. La troisième génération corrige le tir. On a ajouté des rebords de mousse qui remontent autour du talon et du médio-pied, rempli davantage la zone centrale de la semelle et adopté une forme plus droite.

Sur le terrain, ça se sent. Malgré ses 45 mm de hauteur au talon, je ne me suis jamais senti perché. Thomas Neuberger, fondateur de Believe in the Run, va plus loin : il affirme qu’il l’aurait prise pour une chaussure de stabilité si on ne lui avait rien dit. Doctors of Running la décrit comme une neutre « limite stable », qui garde le pied centré sans jamais le contraindre.

Deux réserves tout de même. D’abord, dans les virages serrés, les Clouds s’écrasent sur le côté : j’ai ressenti un léger flottement en contournant un rond-point à bonne allure. Ensuite, le testeur de Runnea a perçu une certaine instabilité liée à la hauteur. Si vous avez des chevilles fragiles, faites quelques pas en magasin avant de vous décider.

Une adhérence correcte, sur route uniquement

La semelle extérieure est généreusement recouverte de caoutchouc. J’ai couru sous une averse de fin de journée, sur trottoirs mouillés et marquages au sol : aucun dérapage notable. Tom’s Guide note même une accroche légèrement meilleure que sur la Cloudsurfer 2 sur sol humide.

En revanche, le dessin de la semelle reste assez lisse. Doctors of Running conseille de la garder sur la route et les surfaces aménagées, et je partage cet avis. Sur un chemin forestier tapissé de feuilles, je l’ai trouvée hésitante. Ce n’est pas une chaussure de trail, ni même une hybride.

Une durabilité prometteuse

C’est l’une des bonnes surprises. Après plus d’une centaine de kilomètres, ma paire ne montre quasiment aucune usure visible. Matt Klein, de Doctors of Running, fait le même constat à environ 110 km, et l’autrice du blog FueledByLOLZ, qui a dépassé les 160 km, table sur une durée de vie de plus de 640 km.

La mousse Surreal, de son côté, ne semble pas se tasser : elle s’assouplit légèrement avec le rodage puis reste constante. Pour une chaussure à 170 €, cette longévité pèse lourd dans la balance du rapport qualité-prix.

Pour quel coureur et quel usage ?

Après des semaines à alterner avec mes autres paires, j’ai une idée assez précise du coureur qui sera heureux avec la Cloudsurfer 3. Et de celui qui risque d’être déçu.

Foncez si vous…

  • Courez surtout en endurance fondamentale, à allure conversationnelle
  • Préparez un semi ou un marathon et cherchez une chaussure protectrice pour les sorties longues
  • Avez un gabarit lourd : Believe in the Run la recommande explicitement aux coureurs de plus de 90 kg
  • Appréciez un peu de stabilité sans vouloir une chaussure correctrice
  • Débutez en course à pied et voulez une chaussure confortable et facile à vivre
  • Cherchez une paire capable de passer du footing à une journée debout

Sur ce dernier point, une anecdote. Un samedi, je l’ai gardée aux pieds pour une longue journée de bénévolat sur un trail local, à piétiner entre le ravitaillement et la ligne d’arrivée. Le soir, mes pieds étaient étonnamment frais. Matt Klein raconte d’ailleurs l’avoir portée lors de journées de plus de dix heures dans son cabinet, sans fatigue. Grâce à sa bascule et à sa fermeté mesurée, c’est aussi une excellente chaussure de marche.

Passez votre chemin si vous…

  • Cherchez une chaussure légère et vive
  • Voulez une paire unique pour le footing, le fractionné et la compétition
  • Avez un pied fin et peu volumineux
  • Souffrez d’une gêne au niveau du tendon d’Achille ou d’une maladie de Haglund (à essayer impérativement avant achat)
  • Courez régulièrement sur chemins ou sentiers

Mon conseil : pensez « rotation »

La Cloudsurfer 3 donne le meilleur d’elle-même dans une rotation de deux paires. Gardez-la pour 70 à 80 % de vos kilomètres, ceux qui se courent en aisance respiratoire, et associez-la à une chaussure plus légère et plus nerveuse pour les séances rapides. Selon Runnea, l’équipe produit d’On suggère elle-même de la combiner avec un modèle de vitesse de la marque. C’est exactement ainsi que je l’utilise.

Cloudsurfer 3 face à la Cloudsurfer 2 et aux concurrentes

Aucune chaussure ne se juge dans le vide. Voici comment la Cloudsurfer 3 se situe face à son aînée et aux modèles avec lesquels elle est le plus souvent comparée.

ModèleCe qui la distingue de la Cloudsurfer 3À préférer si…
On Cloudsurfer 2Mousse Helion plus ferme, drop de 9 mm, environ 40 g de moins à pointure égaleVous voulez une chaussure plus légère et plus sèche pour les allures soutenues
Hoka Clifton ProAvant-pied plus effilé mais plus de volume, bascule plus avancée, un peu moins stableVous avez un pied volumineux et aimez la sensation Hoka
Asics Novablast 6Plus légère et plus vive aux allures rapides, plus polyvalenteVous cherchez une seule paire pour tout faire, fractionné compris
On CloudmonsterOrientation plus dynamique et énergiqueVous voulez rester chez On avec une chaussure plus joueuse

Faut-il remplacer sa Cloudsurfer 2 ?

C’est la question que m’ont posée deux amis de mon club, tous deux fidèles à la version précédente. Ma réponse : tout dépend de ce que vous aimiez chez elle. Si c’est sa légèreté et sa fermeté qui vous permettaient d’accélérer facilement, la Cloudsurfer 3 risque de vous dérouter. Hollie, l’autrice du blog FueledByLOLZ, rappelle d’ailleurs que certains coureurs appréciaient justement ce côté plus sec.

En revanche, si vous trouviez la Cloudsurfer 2 trop dure, trop étroite ou un peu « à plat » en fin de sortie longue, la nouvelle version répond précisément à ces critiques. C’est un changement de philosophie plus qu’une simple mise à jour, et le prix, lui, n’a pas bougé selon Tom’s Guide.

Et face aux grandes routières confort ?

La Cloudsurfer 3 rejoint la famille des chaussures confort pour les kilomètres faciles, celle de l’Asics Gel-Nimbus ou de la Saucony Triumph, que Tom’s Guide cite comme concurrentes directes. Son atout distinctif : une bascule très marquée et une stabilité naturelle que l’on retrouve rarement à ce niveau d’amorti. Son handicap : un poids supérieur à beaucoup de rivales. Doctors of Running souligne aussi que sa mousse semble mieux résister dans le temps que celle de la Clifton Pro, ce qui peut faire pencher la balance.

Conclusion : la Cloudsurfer a changé de vie

Je me souviens de ce premier footing gris du dimanche et de cette question qui me trottait dans la tête : la Cloudsurfer 3 allait-elle dans le bon sens ? Des dizaines de kilomètres plus tard, ma réponse est oui, à une condition : accepter qu’elle ait changé de personnalité.

La petite chaussure légère et un brin ferme d’hier est devenue une routière confortable, stable et durable. La mousse Surreal tient ses promesses de confort sans tomber dans la mollesse, le déroulé est un régal sur les sorties longues, et la tige accueille le pied comme peu de chaussures On avant elle. En contrepartie, elle a perdu en légèreté et en vivacité, et son talon mérite d’être essayé si vous avez un tendon d’Achille capricieux.

Si votre semaine type ressemble à la mienne, avec beaucoup de kilomètres tranquilles et une ou deux séances plus rapides, elle a toute sa place dans votre placard. Gardez simplement une paire plus nerveuse à côté pour les jours où le chrono compte. Et surtout, prenez le temps de l’essayer en magasin : c’est sur vos pieds, pas sur le papier, que se fera le vrai verdict.

FAQ

La On Cloudsurfer 3 taille-t-elle normalement ?

Oui. La plupart des testeurs, moi compris, ont pris leur pointure habituelle. L’avant-pied est plus large que sur les versions précédentes, mais le volume au-dessus du pied reste plutôt bas : la chaussure peut sembler un peu courte au début, puis le tricot s’adapte après quelques sorties.

Peut-on courir vite avec la Cloudsurfer 3 ?

Elle accepte des accélérations progressives et des allures soutenues en fin de sortie, grâce au rebond de la mousse Surreal et à sa forme en bascule. En revanche, son poids et sa hauteur la rendent peu adaptée au fractionné court et à la compétition. Mieux vaut l’associer à une chaussure plus légère pour les séances rapides.

Est-elle adaptée aux coureurs lourds ?

Oui, c’est même l’un de ses publics privilégiés. Sa hauteur de semelle de 45 mm au talon, sa stabilité naturelle et la bonne tenue de sa mousse en font une option rassurante pour les gabarits de plus de 90 kg, comme le souligne Believe in the Run.

Convient-elle aux pieds larges ?

Elle convient aux pieds normaux à légèrement larges grâce à son avant-pied arrondi et à sa tige extensible. Il n’existe pas, à ma connaissance, de version spécifiquement large. Si vous avez un pied très large, vérifiez en magasin que l’avant-pied reste confortable sans compression.

Quelle est la durée de vie de la Cloudsurfer 3 ?

Les premiers retours sont très positifs. Les testeurs ayant dépassé les 100 km ne constatent quasiment aucune usure, et certains tablent sur plus de 640 km. La semelle extérieure bien couverte de caoutchouc et la mousse qui ne se tasse pas plaident pour une bonne longévité.

Faut-il remplacer sa Cloudsurfer 2 par la Cloudsurfer 3 ?

Pas forcément. Si vous aimiez la légèreté et la fermeté de la Cloudsurfer 2, la nouvelle version risque de vous surprendre. Si vous la trouviez trop dure ou trop étroite, la Cloudsurfer 3 corrige précisément ces défauts. Et si votre paire actuelle vous convient encore, rien ne presse.

Peut-on l’utiliser pour marcher ou au quotidien ?

Oui, et c’est même l’une de ses grandes qualités. Sa géométrie en bascule et son amorti mesuré en font une excellente chaussure pour la marche et les longues journées debout. Plusieurs testeurs, dont un kinésithérapeute, l’ont portée lors de journées de travail entières sans fatigue.

Cloudsurfer 3 ou Cloudmonster : laquelle choisir ?

La Cloudsurfer 3 privilégie la douceur, la fluidité et le confort pour les footings faciles. La gamme Cloudmonster offre des sensations plus dynamiques et énergiques. Choisissez la première pour accumuler les kilomètres tranquilles, la seconde si vous voulez une chaussure plus joueuse au quotidien.

Peut-on l’utiliser sur chemin ou en trail ?

Ce n’est pas sa vocation. Sa semelle extérieure est assez lisse et ses cavités ne sont pas pensées pour les terrains accidentés. Elle se débrouille sur un chemin stabilisé et sec, mais pour le trail, mieux vaut une chaussure dédiée.

Sources et lectures complémentaires

Un test honnête ne s’écrit jamais seul. Pour confronter mes sensations à d’autres pieds, d’autres foulées et d’autres expertises, je me suis appuyé sur ces ressources. Elles restent d’excellentes lectures pour qui veut creuser le sujet.

La référence technique

Les regards d’experts

Les voix de coureurs