7 moments de HONTE absolue que tous les runners connaissent (la liste vérité !)
La course à pied est souvent présentée comme un sport joyeux, rempli de sourires éclatants et de photos triomphantes sur la ligne d’arrivée. Mais quiconque pratique réellement le running sait que la réalité est bien moins glamour.
Le début d’une aventure de runner est presque toujours accompagné de moments gênants qui vous donnent envie de disparaître dans un buisson en plein milieu de votre séance. Heureusement, c’est absolument normal et chaque coureur passe par là.
Dans cet article, nous plongeons dans les moments les plus courants et amusants qui arrivent aux débutants : des chutes inattendues aux urgences toilettes publiques.
1. Urgences toilettes : quand la nature appelle (au mauvais moment)
L’un des moments les plus classiques et embarrassants lors d’une sortie est l’envie soudaine d’aller aux toilettes. Et pas une petite envie, mais une urgence absolue. Cela arrive à presque tout le monde, et plus d’une fois.
Même les marathoniens expérimentés racontent avoir dû arrêter le bus le jour de la course, se cacher dans les buissons ou supplier des inconnus de les laisser entrer. Il existe même un terme spécifique pour cela : la diarrhée du coureur (ou “runner’s trots”). Les causes varient du café avant la course au stress du départ.
Comment gérer la situation :
- Planifiez à l’avance : Choisissez des itinéraires qui passent près de toilettes publiques, de cafés ou de parcs, surtout pour les sorties longues.
- Connaissez votre corps : Repérez les aliments ou boissons qui déclenchent des troubles digestifs et ajustez votre routine d’avant-course.
- Prévoyez des mouchoirs : Quelques mouchoirs dans votre poche peuvent sauver votre dignité (et votre short) en cas de désespoir.
- Ne soyez pas embarrassé : Vous n’êtes ni le premier, ni le dernier à vivre cela.
2. La chute avec style : le premier “faceplant” du runner
Tous les coureurs tombent à un moment donné. Plus la chute est dramatique (et publique), plus elle restera gravée dans votre mémoire.
Vous avez peut-être trébuché sur un trottoir, marché sur un caillou, ou vous vous êtes pris les pieds dans vos propres lacets. Et si vous courez sur un tapis de course à la salle de sport sans remarquer qu’il est encore en marche, préparez-vous pour l’acrobatie de l’année.
Que faire en cas de chute :
- Vérifiez d’abord si vous êtes blessé, puis regardez si quelqu’un vous a vu.
- Riez-en, même si ça fait mal.
- Utilisez l’humour : dites “Je vérifiais juste que le sol était toujours là” et continuez à courir.
- Ne stressez pas, même les coureurs d’élite mangent le bitume de temps en temps.
3. La trahison des vêtements : transpiration et frottements
Tôt ou tard, chaque débutant en course à pied apprend à ses dépens que tous les vêtements ne sont pas faits pour courir. Surtout le coton.
Peut-être êtes-vous parti avec un short gris clair pour revenir avec une tache sombre suspecte à l’entrejambe. Ou peut-être avez-vous porté un t-shirt neuf pour une sortie longue et hurlé sous la douche en découvrant que votre peau avait été poncée.
Pour les hommes, il y a les fameux mamelons en sang ; pour les femmes, des brassières qui irritent comme des instruments de torture. Ajoutez à cela les leggings transparents ou les shorts qui remontent sans cesse.
Comment éviter ces erreurs d’équipement :
- Achetez des vêtements en tissus synthétiques qui évacuent l’humidité et évitez le coton.
- Appliquez de la crème anti-frottement ou de la vaseline sur les zones sensibles.
- Testez vos vêtements à la maison avant de courir (sautillez, faites des squats).
- N’hésitez jamais à utiliser un pansement sur vos mamelons.
4. Échecs technologiques : quand les gadgets vous lâchent
Les coureurs d’aujourd’hui sont suréquipés : montres GPS, écouteurs sans fil, smartphones. Et parfois, tout va de travers.
Vous avez oublié d’appuyer sur “start” et vous venez de courir un 5K que personne ne connaîtra jamais. Vos écouteurs volent sous vos pieds, votre téléphone tombe sur l’asphalte, ou l’application GPS pense que vous avez couru en zig-zag au milieu d’un lac.
Comment gérer les bugs tech :
- Sécurisez votre équipement : Utilisez des brassards ou des ceintures qui maintiennent vraiment vos affaires.
- Relativisez : Les données sont peut-être perdues, mais vos jambes ont fait le travail. Cette course compte, même si votre GPS ne l’a pas enregistrée.
5. Horreurs biologiques : morve, bave et gaz
Ce n’est pas glamour, mais la course à pied est de la biologie en action. Votre corps travaille au maximum et parfois, ce n’est pas joli à voir.
Votre nez coule comme un robinet, vous essayez de cracher discrètement mais le vent rabat tout sur votre t-shirt, ou vous éructez trop fort après une gorgée de boisson énergétique. Pire encore : un gaz vous échappe alors que vous espérez que personne n’est derrière vous.
Quoi faire :
- Vérifiez votre environnement avant de vous moucher ou de cracher pour vous assurer que personne n’est dans la zone de tir.
- Si quelqu’un est touché, excusez-vous et continuez.
- Ne vous blâmez pas : c’est le signe que votre corps fonctionne.
6. Malaise social : courir parmi les gens
Courir semble être une activité solitaire, mais vous croisez souvent du monde, créant des douzaines de situations gênantes.
Faut-il sourire ou saluer un autre runner ? Vous courez avec un ami plus rapide et vous cherchez votre air juste pour suivre le rythme. Vous vous faites doubler par des personnes âgées ou des poussettes. Ou encore, un passant vous crie “Allez Forrest !”, et vous ne savez pas s’il faut sourire ou s’offenser.
Comment réagir :
- Soyez vous-même : un signe de la main suffit.
- N’ayez pas peur d’être l’ami lent ; les vrais coureurs sont patients.
- N’oubliez pas : personne ne vous regarde aussi attentivement que vous le pensez.
7. Les émotions en course : larmes et euphorie
Le running ne concerne pas seulement le corps, mais aussi les émotions, surtout pour les débutants.
Des larmes peuvent surgir de nulle part, causées par la fatigue ou la joie. Vous pourriez avoir envie de crier “Je ne peux pas ! Pourquoi je fais ça ?!” ou, à l’inverse, franchir votre ligne d’arrivée et hurler “JE SUIS UN CHAMPION !” sous le regard perplexe des passants.
À retenir :
- C’est normal : la course ouvre des portes émotionnelles insoupçonnées.
- Si vous avez envie de pleurer, faites-le, vous vous sentirez plus léger après.
- Si vous voulez crier de joie, faites-le. Vous avez mérité ce moment.
Conclusion
La gêne fait partie du voyage du coureur. Nous avons tous eu des moments où nous voulions disparaître. Mais ce sont ces moments qui rendent la course réelle et nous rendent plus forts. Ils nous unissent dans une communauté de personnes qui n’ont pas peur du ridicule parce qu’elles avancent.
Alors, si vous trébuchez ou vous embarrassez : souriez. Cela signifie que vous le faites vraiment. Vous êtes un vrai coureur.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16