Arthrose du genou et course à pied : peut-on courir ?

Même si on peut penser que la course à pied est un facteur de risque pour l’arthrose du genou, en raison de l’impact au sol, important et répété, avec des lésions sur le cartilage irréversibles, en réalité il n’est est rien : c’est une idée reçue !

Des études récentes ont démontré que les coureurs n’ont pas plus d’arthrose que les non-coureurs. La course à pied peut même soulager cette douleur si elle est pratiquée avec précaution.

Dans cet article, nous allons explorer le potentiel thérapeutique de la course à pied pour traiter l’arthrose du genou et examiner les cas particuliers où un suivi médical supplémentaire est nécessaire.


Résumé

Contrairement aux idées reçues, la course à pied récréative n’augmente pas le risque d’arthrose du genou et peut même avoir un effet protecteur sur le cartilage. On vous explique ci-dessous comment cette activité, pratiquée de manière progressive et adaptée, aide à renforcer l’articulation, à gérer la douleur et à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes, tout en précisant les précautions nécessaires.

Courir avec une arthrose du genou : Idée reçue ou réalité ?

Même si on peut penser que la course à pied est un facteur de risque pour l’arthrose du genou (en raison de l’impact au sol, important et répété, avec des lésions sur le cartilage irréversibles), en réalité il n’en est rien : c’est une idée reçue ! Des études récentes ont démontré que les coureurs n’ont pas plus d’arthrose que les non-coureurs. La course à pied peut même soulager cette douleur si elle est pratiquée avec précaution. Dans cet article, nous allons explorer le potentiel thérapeutique de la course à pied pour traiter l’arthrose du genou et examiner les cas particuliers où un suivi médical supplémentaire est nécessaire.

Qu’est-ce que l’arthrose du genou ?

L’arthrose du genou (gonarthrose) est une affection dégénérative qui provoque une douleur et une raideur dans l’articulation, touchant principalement les personnes avec l’âge. Elle peut entraîner une perte progressive de la mobilité et se manifeste généralement par une douleur en marchant, en courant ou en s’asseyant.

Quels sont les symptômes ?

  • Douleur : Souvent décrite comme un élancement profond ou une douleur lancinante.
  • Raideur articulaire : Particulièrement le matin ou après une période d’inactivité.
  • Gonflement : Lié à l’inflammation de l’articulation.
  • Faiblesse musculaire et limitation des mouvements.

Quels sont les facteurs de risque ?

Les principaux facteurs de risque comprennent :

  • L’âge : Le risque augmente avec le temps.
  • L’obésité : La surcharge pondérale augmente la pression sur l’articulation.
  • Les antécédents : Facteurs familiaux ou traumatismes articulaires passés.

Quels sont les traitements possibles ?

Le traitement est fondamentalement divisé en trois parties :

  1. Soulagement des symptômes : Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), séances de kinésithérapie, ou application de solutions topiques comme la crème au venin d’abeille pour apaiser les tensions.
  2. Gestion de la douleur : Injections de corticoïdes ou d’acide hyaluronique pour réduire l’inflammation.
  3. Protection des articulations : Utilisation d’orthèses ou d’attelles pour stabiliser le genou.

La course à pied : Alliée ou ennemie ?

La course à pied peut être bénéfique car elle renforce les muscles (quadriceps, ischio-jambiers) qui stabilisent le genou, améliore la flexibilité et contribue à la gestion du poids.

Avantages et inconvénients

AvantagesInconvénients / Risques
Renforcement musculaire et stabilitéRisque de blessure si la progressivité n’est pas respectée
Soulagement des douleurs chroniquesRisque d’aggravation en cas de pratique abusive (surcharge)
Maintien d’un poids de formeInflammation accrue si le volume est trop élevé d’un coup

Conseils pour courir avec de l’arthrose

  • Consultez : Parlez-en à votre médecin ou kinésithérapeute avant de commencer.
  • Progressivité : Commencez par des distances courtes et augmentez très lentement le volume (règle des 10 %).
  • Alternance : Intégrez de la marche ou du vélo pour varier les contraintes.
  • Échauffement : Ne négligez jamais la préparation articulaire avant de courir.
  • Équipement : Utilisez des chaussures adaptées à votre foulée et au terrain.

Quels exercices privilégier ou éviter ?

  • À privilégier : La natation, le vélo, le Tai Chi et le yoga sont excellents pour la mobilité sans impact violent. Le renforcement musculaire avec des poids légers est également recommandé.
  • À surveiller : Les sports à pivots (football, hockey) ou les descentes brutales en ski alpin peuvent être plus traumatisants que la course en ligne droite.

Conclusion : Ce qu’il faut retenir

Bien que la course à pied puisse être bénéfique, la clé réside dans la modération et la préparation. Le cartilage a besoin de mouvement pour être nourri. En restant actif, vous maintenez votre santé articulaire. Si la douleur augmente de façon persistante après l’effort, adaptez votre pratique et privilégiez temporairement les activités à faible impact comme la natation ou le cyclisme.


Sources