J’ai testé la nouvelle Mizuno Wave Rider 29 : Est-elle vraiment la reine de la polyvalence ?
Dans l’univers du running, peu de modèles peuvent se targuer d’une telle longévité. Arriver à une 29ème édition est un exploit que seule une poignée de chaussures, comme la Nike Pegasus ou l’Asics Cumulus, ont réussi. Mais avec la Mizuno Wave Rider 29, la marque japonaise ne se contente pas de polir un monument. Elle opère une petite révolution interne pour s’adapter aux standards de 2026.
Après avoir parcouru plus de 200 kilomètres avec cette paire, des sorties de récupération aux séances de tempo, je vous livre mon analyse sans concession.
Fiche technique : Ce qu’il faut retenir
Avant de plonger dans les sensations, voici les chiffres et technologies qui font de la Mizuno Wave Rider 29 un sérieux prétendant au titre de meilleure chaussure de running polyvalente de l’année.
- Poids : 265 g (taille 42 homme) / 235 g (femme).
- Drop : 10 mm (Talon : 38,5 mm / Avant-pied : 28,5 mm).
- Mousse : Mizuno Enerzy NXT intégrale (infusée à l’azote).
- Technologie de plaque : Plaque Wave en Pebax RNew® (biosourcé).
- Tige : Jacquard Air Mesh haute respirabilité.
- Semelle extérieure : Caoutchouc carbone X10 pour une durabilité maximale.
- Type de foulée : Universelle (Neutre).
- Usage : Entraînements quotidiens, sorties longues, semi-marathon et marathon.
- Engagement éco-responsable : Plus de 90 % de matériaux recyclés sur la tige et la doublure.
- Prix : 160 €.
Ma première rencontre avec la Rider 29 : Une histoire de sensations
Anecdote personnelle : Je me souviens encore de ma première Wave Rider, c’était la version 20. À l’époque, Mizuno rimait avec “fermeté” et “réactivité mécanique”. En déballant cette version 29 dans son coloris “Blue Sapphire”, j’ai tout de suite remarqué un changement de paradigme. Au toucher, la mousse ne résiste plus comme avant. Elle invite au confort. Lors de mon premier footing de 12 km dans le parc de Vincennes, j’ai été frappé par la transition : on ne sent plus cette cassure au milieu du pied. La chaussure semble accompagner le mouvement de façon beaucoup plus organique.
alt="Mizuno Wave Rider 29 vue de côté" class="wp-image-54936">Cette évolution est le fruit d’un travail acharné sur la géométrie de la semelle intermédiaire. Si vous avez aimé la 28, vous allez adorer la 29 pour sa douceur accrue. Si vous trouviez les anciennes Rider trop rigides, c’est le moment de leur redonner une chance.
Analyse de l’empeigne : Un chausson premium et responsable
Le confort d’une chaussure commence dès l’enfilage. La Mizuno Wave Rider 29 utilise un nouveau Jacquard Air Mesh. Contrairement à certains meshs trop plastiques, celui-ci possède une texture textile très agréable qui épouse les formes du pied sans créer de points de pression.
Un maintien sans faille
Le contrefort talon (la coque à l’arrière) est rigide juste ce qu’il faut pour stabiliser la cheville, mais généreusement rembourré pour éviter toute irritation du tendon d’Achille. Pour avoir testé la chaussure avec des chaussettes fines d’été et des modèles plus épais d’hiver, le maintien reste constant. La languette, bien que non attenante sur toute la longueur, est maintenue par des ailes latérales qui l’empêchent de glisser pendant l’effort.
Respirabilité et durabilité
Même après 1h30 de course sous une température de 22°C, je n’ai ressenti aucune surchauffe. Les perforations stratégiques sur l’avant-pied permettent une évacuation efficace de l’humidité. C’est un point crucial pour les coureurs préparant un marathon d’automne où les entraînements estivaux sont légion.
alt="Mizuno Wave Rider 29 vue de la semelle extérieure" class="wp-image-54938">Le Cœur du Réacteur : Mousse Enerzy NXT et Plaque Wave
C’est ici que Mizuno marque des points précieux. La grande nouveauté, c’est l’utilisation généralisée de la mousse Mizuno Enerzy NXT. Cette mousse infusée à l’azote offre un rapport poids/amorti exceptionnel.
L’amorti : Plus de moelleux, moins de fatigue
En augmentant la hauteur de semelle à l’avant-pied de 2 mm (passant de 26,5 à 28,5 mm), Mizuno répond à une demande croissante des coureurs : plus de protection pour les métatarsiens. Le drop de 10 mm, contre 12 mm historiquement, est une bénédiction. Il rend la chaussure plus accessible à ceux qui ont une attaque médio-pied tout en restant sécurisant pour les “talonneurs”.
La Plaque Wave : La signature de stabilité
La célèbre plaque Wave est toujours là, mais elle a été redessinée. Fabriquée en Pebax RNew, elle agit comme un stabilisateur latéral. Contrairement aux plaques carbone des modèles de compétition, elle n’est pas là pour vous propulser violemment, mais pour assurer une transition fluide du talon vers l’avant et éviter que la mousse ne s’affaisse trop. C’est ce qui donne cette sensation de stabilité rassurante, même quand la fatigue s’installe au 35ème kilomètre.
alt="Mizuno Wave Rider 29 vue de côté de pèrs" class="wp-image-54939">Comportement sur la route : Le test dynamique
J’ai poussé la Mizuno Wave Rider 29 sur trois types de séances spécifiques pour évaluer sa réelle polyvalence.
1. Endurance Fondamentale (Allure 5:30 – 6:00 min/km)
C’est son terrain de jeu favori. La chaussure se fait oublier. L’amorti est présent mais pas “mou” comme pourrait l’être une Asics Nimbus. On garde un bon contact avec le sol, ce qui est essentiel pour la proprioception.
2. Séance de Seuil / Tempo (Allure 4:15 – 4:30 min/km)
Surprenante ! Grâce à la réactivité de l’Enerzy NXT, la Rider 29 répond bien aux changements d’allure. Elle n’a pas le “pop” d’une chaussure à plaque carbone, mais elle ne s’écrase pas. Pour un coureur de 75-80 kg, c’est une excellente partenaire pour les sorties incluant des blocs d’allure marathon ou semi.
3. Sortie Longue (25 km avec dénivelé)
C’est là que j’ai pu valider la qualité de la semelle extérieure. Le caoutchouc X10 offre une accroche remarquable, même sur bitume mouillé ou sur les chemins de halage légèrement gravillonnés. La protection sous le pied est constante, et je n’ai ressenti aucune douleur plantaire en fin de sortie.
alt="Mizuno Wave Rider 29 vue de la semelle de près" class="wp-image-54937">Durabilité et Éco-conception : Un investissement rentable
À 160 €, la Mizuno Wave Rider 29 se situe dans la moyenne haute des daily trainers. Cependant, son coût par kilomètre est l’un des plus bas du marché. Mizuno est réputé pour la robustesse de ses matériaux.
- Semelle X10 : Après 200 km, l’usure est quasi invisible. On peut facilement viser les 800 à 1000 km selon le gabarit.
- Éthique : L’utilisation de matériaux biosourcés et recyclés n’est pas qu’un argument marketing. La plaque en Pebax RNew est issue de l’huile de ricin, réduisant l’empreinte carbone de la chaussure sans sacrifier la performance.
À qui s’adresse la Mizuno Wave Rider 29 ?
Cette chaussure est le choix de la raison pour une large typologie de coureurs :
- Le débutant : Qui cherche une chaussure sécurisante, stable et capable de l’emmener de ses premiers 5 km jusqu’à son premier semi-marathon.
- Le coureur régulier : Qui souhaite une paire unique pour tous ses entraînements (le fameux “couteau suisse”).
- Le marathonien confirmé : Qui a besoin d’une chaussure fiable pour accumuler les kilomètres de préparation sans se blesser, tout en gardant une paire plus légère pour le jour J.
- Le coureur lourd (jusqu’à 90 kg) : Grâce à la plaque Wave qui structure l’amorti, elle offre un soutien que beaucoup d’autres modèles neutres n’ont pas.
alt="" class="wp-image-54940">Tableau Comparatif : La Wave Rider 29 face à la concurrence
Pour vous aider à choisir, voici comment la Rider 29 se situe par rapport à ses rivales directes en 2026.
| Modèle | Poids | Drop | Atout Principal | Sensation |
| Mizuno Wave Rider 29 | 265 g | 10 mm | Polyvalence & Stabilité | Équilibrée / Ferme-Dynamique |
| Nike Pegasus 42 | 275 g | 10 mm | Réactivité Air Zoom | Ferme / Nerveuse |
| Brooks Ghost 17 | 285 g | 12 mm | Confort traditionnel | Souple / Classique |
| Saucony Ride 18 | 250 g | 8 mm | Légèreté | Moelleuse / Neutre |
| Asics Cumulus 27 | 260 g | 8 mm | Amorti PureGEL | Très douce |
| New Balance 880 v15 | 280 g | 10 mm | Largeur de chaussant | Stable / Douce |
Verdict Final : Faut-il craquer pour la Wave Rider 29 ?
La Mizuno Wave Rider 29 est une réussite totale car elle parvient à moderniser une icône sans trahir son ADN. L’introduction de la mousse Enerzy NXT et l’abaissement du drop à 10 mm transforment l’expérience de course. On gagne en confort et en fluidité sans perdre cette stabilité légendaire qui fait la force de Mizuno.
Ce n’est peut-être pas la chaussure la plus excentrique du marché, ni la plus légère, mais c’est sans doute l’une des plus fiables. Si vous cherchez une chaussure capable de vous accompagner partout, par tous les temps, et de durer dans le temps, la Rider 29 est un investissement que vous ne regretterez pas.
Points forts :
- L’amorti Enerzy NXT à la fois doux et réactif.
- La stabilité exemplaire grâce à la plaque Wave.
- La durabilité exceptionnelle de la semelle X10.
- Le passage à un drop de 10 mm plus naturel.
Points faibles :
- Design un peu classique (pour certains).
- Prix en légère hausse par rapport aux versions d’il y a 5 ans.
- Toe-box (boîte à orteils) un peu ajustée pour les pieds très larges.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16