Le “Quitters Day” arrive ce vendredi : Pourquoi les runners craquent tous maintenant ?
Ce vendredi 9 janvier marque une date fatidique : le Quitters Day. Statistiquement, c’est le jour de l’année où la majorité des gens abandonnent leurs bonnes résolutions. Pour les passionnés de course à pied, ce renoncement prend rarement la forme d’un arrêt brutal. Il s’installe de manière plus insidieuse, à travers une négociation permanente avec soi-même.
Pourquoi la motivation des coureurs chute-t-elle à la mi-janvier ?
Après deux semaines d’efforts, le runner se trouve dans une zone grise frustrante. Vous avez accumulé assez de kilomètres pour ressentir de la fatigue musculaire, mais pas encore assez pour constater des gains aérobies ou une perte de poids significative.
Le phénomène repose sur trois facteurs clés :
- Le décalage de récompense : Les progrès en endurance sont lents. En ce moment, vous ressentez la douleur de l’effort, mais pas encore le plaisir de la performance.
- Le retour à la réalité : Le rythme professionnel a repris, le manque de sommeil s’accumule et la météo hivernale est souvent à son apogée.
- L’épuisement mental : La discipline de fer du 2 janvier s’effrite face à la répétition des séances dans le froid.
Comment ne pas tomber dans le piège du Quitters Day ?
Pour que votre plan d’entraînement survive à l’hiver, il est essentiel d’ajuster votre approche psychologique. Voici les stratégies appliquées par les coureurs expérimentés pour transformer l’essai.
1. Visez la régularité plutôt que l’exploit
En janvier, l’objectif n’est pas d’être héroïque, mais d’être constant. Si la séance prévue vous semble insurmontable, réduisez-en la durée. Il vaut mieux courir 20 minutes que de ne pas sortir du tout. Baisser la barre temporairement permet de préserver votre habitude sur le long terme sans entamer votre confiance en soi.
2. Analysez les motifs, pas les échecs isolés
Un entraînement manqué n’est pas une fatalité. Cependant, si vous sautez systématiquement la même séance, c’est un signal. Cela révèle souvent une fatigue accumulée ou un emploi du temps trop chargé. Adaptez votre programme de course à votre vie réelle, et non à une version idéalisée de vous-même.
3. Acceptez la “monotonie productive”
Le secret du succès en course à pied réside souvent dans l’ennui. L’entraînement hivernal efficace est répétitif : mêmes parcours, même allure lente, mêmes horaires. En rendant vos sorties “banales”, vous diminuez la charge mentale nécessaire pour lacer vos baskets.
L’avis de l’expert : Le fitness d’endurance est un processus lent. Si vous jugez l’efficacité de votre plan aujourd’hui, vous le faites trop tôt. Se sentir “à plat” à la mi-janvier est presque un rite de passage obligatoire pour tout marathonien ou coureur régulier.
Conclusion : Ne décidez rien ce vendredi
Le Quitters Day est simplement le moment où l’effort semble peser plus lourd que la récompense. Si l’entraînement vous paraît difficile, cela ne signifie pas que vous êtes en retard ou moins capable. Cela signifie que vous êtes dans la phase la plus ingrate du processus.
Ceux qui courent encore en février ne sont pas ceux qui ont eu les meilleures sensations ce vendredi ; ce sont ceux qui ont su rester simples et qui n’ont pas paniqué. Ce vendredi, ne remettez pas en question votre objectif de l’année. Contentez-vous de décider de votre prochaine séance. Rien de plus.
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FAQ
Qu’est-ce que le “Quitters Day” et pourquoi tombe-t-il le 9 janvier ?
Le Quitters Day (le jour des abandons) est identifié par les analyses de données (notamment celles de l’application Strava) comme le deuxième vendredi de janvier. C’est le moment critique où la motivation initiale des bonnes résolutions s’estompe face à la fatigue physique et au retour de la routine quotidienne. Pour de nombreux runners, c’est le point de rupture où la rigueur de l’hiver prend le dessus sur l’enthousiasme du Nouvel An.
Pourquoi ai-je l’impression de moins bien courir qu’au début du mois ?
C’est un phénomène physiologique normal. Deux semaines après avoir repris ou intensifié la course à pied, votre corps accumule de la fatigue résiduelle sans avoir encore bénéficié des adaptations physiologiques (développement des mitochondries, renforcement des tendons). Vous êtes dans la phase la plus ingrate : vous ressentez les efforts, mais votre condition physique n’a pas encore bondi.
Est-ce grave de sauter une séance d’entraînement cette semaine ?
Absolument pas. Un entraînement manqué n’annule pas vos progrès. En revanche, culpabiliser peut mener à l’abandon total. Si vous manquez de motivation ce vendredi, essayez la règle des 10 minutes : habillez-vous et sortez courir seulement 10 minutes. Si après ce délai vous voulez rentrer, faites-le. Souvent, le plus dur est simplement de franchir le pas de la porte.
Comment adapter mon plan de course pour tenir tout l’hiver ?
La clé est la flexibilité. Si la météo est exécrable ou si votre niveau d’énergie est bas, préférez une course en endurance fondamentale (allure lente) plutôt qu’une séance de fractionné éprouvante. L’objectif de janvier doit être la constance et non la performance pure. Un plan qui “plie mais ne rompt pas” est la marque d’un coureur expérimenté.
Quand vais-je enfin ressentir les bénéfices de mes efforts de janvier ?
En général, les premiers gains significatifs en capacité aérobie se font sentir après 4 à 6 semaines de pratique régulière. En tenant bon après le Quitters Day, vous atteindrez ce palier en février. C’est à ce moment que la course devient plus fluide, que votre fréquence cardiaque se stabilise et que le plaisir remplace la souffrance.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16