Seriez-vous prêt à payer plus de 49 500 € pour courir une semaine de marathons ?
Pour la plupart des coureurs, l’idée de courir un marathon sur chaque continent représente un projet de longue haleine, à préparer sur plusieurs années, voire toute une vie.
Pourtant, un groupe d’irréductibles passionnés de défis extrêmes relève un pari encore plus ambitieux : sept marathons, sur sept continents, en sept jours. Bienvenue dans l’univers de la Great World Race.
La Great World Race : un ultra-marathon mondial
La Great World Race s’impose comme l’une des expériences les plus exclusives de la planète running, tant sur le plan physique que financier. Organisée par Ice Cap Adventures Ltd. et un réseau étendu de partenaires, cette aventure propose, pour la modique somme de 49 500 € (environ 57 350 $), de parcourir le globe à travers sept marathons officiels, sur sept continents, en une semaine chrono.

Contrairement à d’autres défis multi-continentaux déjà existants (comme le World Marathon Challenge lancé dans les années 2010), la Great World Race se distingue par un parcours inédit, une logistique XXL et un standing haut de gamme. Les coureurs disposent de 168 heures maximum pour compléter l’ensemble, avec des parcours officiellement mesurés et validés par les fédérations nationales et l’Antarctica Athletics Federation.
Comment se déroule la course ? Un itinéraire hors norme
Le départ est donné au Cap, en Afrique du Sud, point de rassemblement pour l’expédition en Antarctique. Voici le parcours :
- Wolf’s Fang, Antarctique : boucle de 10,55 km à parcourir quatre fois près d’une piste de glace, températures pouvant descendre sous les –20°C.
- Le Cap, Afrique : circuit bitumé en bord de mer, six tours pour totaliser un marathon complet.
- Perth, Australie : course sur un parcours plat près de la rivière.
- Abu Dhabi, Asie : intense changement climatique, marathon en milieu urbain, départ tôt le matin pour limiter la chaleur.
- Algarve, Europe : étape portugaise côtière, climat doux, villes historiques.
- Carthagène, Amérique du Sud : humidité et chaleur sur un tracé aller-retour sur la côte caribéenne de Colombie.
- Miami, Amérique du Nord : ultime défi sur South Beach, après près de 20 000 km de vol et un sommeil plus que fragmenté.

La session 2025 est programmée du 15 au 21 novembre, avec un accueil des coureurs dès le 12 novembre au Cap.
Le marathon le plus cher du monde
49 500 € : ce n’est pas seulement le prix d’un effort hors norme, mais le reflet d’une organisation d’une extrême complexité. Le forfait comprend :
- Vols privés aller-retour pour l’Antarctique, la partie la plus chère de l’événement
- Vols charters en business entre chaque continent
- Repas et boissons à bord, assurances annulation, couverture médicale spécifiques à l’Antarctique
- Transferts, douches, vestiaires à chaque arrêt
- Dossard et chronométrage officiel, assistance médicale, photographies professionnelles, médailles, certificat digital et tenues officielles
- Inscription au Global Marathon Club (pour les finishers des 7 marathons en 7 jours sur 7 continents)
Ne sont pas inclus : le transport jusqu’au Cap, l’hébergement avant la course et le retour depuis Miami, ainsi que les repas hors vols.

À titre de comparaison, un voyage organisé pour courir en Antarctique coûte généralement entre 15 000 € et 35 000 €, sans même évoquer la traversée de six autres continents.
Un exploit logistique et humain
Le véritable défi réside dans le rythme infernal. En une semaine, les participants traversent six fuseaux horaires, deux pôles, courent sur des circuits vérifiés et sécurisés, et doivent faire face à une succession de températures extrêmes. Une équipe médicale suit le groupe en permanence, préparée à intervenir en cas de blessure, d’hypothermie, de déshydratation ou de fatigue accumulée.
L’élément clé : la météo en Antarctique. Si le décollage du Cap pour Wolf’s Fang n’est pas possible en toute sécurité, tout l’événement subit des retards. Après le marathon polaire, le chronomètre ne s’arrête plus. Le sommeil est rare, souvent pris en vol, et l’épuisement se fait vite sentir. Tous les participants reconnaissent que la privation de sommeil devient le grand défi, plus que l’accumulation des kilomètres.
Défi sportif ou expérience unique ?
La Great World Race est à la fois une compétition et une aventure personnelle. Si un vainqueur au classement général est désigné sur les temps cumulés, la majorité des coureurs viennent chercher une expérience unique, beaucoup terminant les marathons entre 6 et 7 heures. L’objectif : permettre à chacun d’aller au bout, tant que les conditions sanitaires le permettent.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16