Test Hoka Bondi 9 : La reine du confort absolu est-elle toujours sur son trône ?

Depuis mes débuts sur bitume, j’ai toujours eu une relation de “haine-amour” avec les chaussures imposantes. Mais avec la gamme Bondi, c’est différent. Pour moi, c’est la chaussure qui a inventé le concept de l’amorti maximaliste. Alors, quand j’ai déballé la toute nouvelle Hoka Bondi 9, j’avais une question en tête : la marque d’Annecy a-t-elle réussi à affiner sa recette sans trahir ce qui fait son ADN, à savoir ce confort presque indécent ?

Après plus de 150 kilomètres parcourus, des quais de Seine aux routes de campagne, voici mon verdict sans filtre sur celle qui veut transformer chaque kilomètre de bitume en tapis de salon.

Caractéristiques techniques de la Hoka Bondi 9

Avant de vous raconter mes aventures avec cette paire, voici ce qu’elle cache sous le capot :

  • Poids : 302g (en taille 42), un gain notable qui se ressent dès la première foulée.
  • Drop : 4 mm (39 mm au talon / 35 mm à l’avant-pied), fidèle à la géométrie Hoka.
  • Semelle intermédiaire : Nouvelle mousse CMEVA pressée à chaud, plus légère et avec un meilleur “rebond”.
  • Empeigne : Mesh technique recyclé ultra-respirant avec des renforts TPU pour la stabilité.
  • Semelle extérieure : Caoutchouc haute résistance placé sur les zones d’usure stratégiques.
  • Profil : Incurvé sous les métas (Meta-Rocker) pour fluidifier la bascule vers l’avant.

Hoka Bondi 9 vue de côté de près


Le “Choc” de l’enfilage : Anecdote d’un lendemain de course

Pour tester réellement l’amorti d’une chaussure, rien ne vaut l’épreuve du “lendemain de veille”. J’entends par là le lendemain d’une séance de fractionné intense ou d’un marathon, quand vos mollets ressemblent à des morceaux de bois et que chaque contact avec le sol est une torture.

Je me souviens d’un mardi matin, juste après une séance de 12x400m particulièrement éprouvante. J’avais les articulations en compote. En glissant mes pieds dans la Hoka Bondi 9, j’ai ressenti un soulagement immédiat. C’est l’effet “chausson” poussé à l’extrême. La languette rembourrée et le collier de talon très doux viennent vous envelopper. En marchant vers le parc pour mon footing de récupération, j’avais cette sensation étrange de ne plus toucher le sol. C’est là que réside la magie de la Bondi : elle vous réconcilie avec la course quand votre corps vous dit d’arrêter.

Sur la route : Plus qu’un simple marshmallow

L’une des critiques récurrentes sur les versions précédentes était cette impression de “mollesse” excessive, un peu comme si on courait dans du sable. Avec la Hoka Bondi 9, l’expérience est plus équilibrée.

Hoka Bondi 9 semelle extérieure

Anecdote : La sortie longue du dimanche qui ne finit jamais

Dimanche dernier, j’étais parti pour un 22 km tranquille. Habituellement, passé le 18ème kilomètre sur le goudron, mes genoux commencent à grincer et je sens chaque irrégularité de la route. Cette fois, j’ai été surpris par la résilience de la mousse.

Ce n’est pas une chaussure qui s’écrase lamentablement. Il y a un vrai retour d’énergie. Bien sûr, ce n’est pas une plaque carbone, mais le profil Meta-Rocker (la semelle incurvée) m’a permis de garder une foulée fluide malgré la fatigue. J’ai terminé ma sortie avec des jambes beaucoup moins “marquées” que d’habitude. C’est l’atout majeur de ce modèle : elle économise vos fibres musculaires sur la durée.

La stabilité : Un point à prendre en considération pour les coureurs “neutres”

Même si c’est une chaussure pour foulée neutre, la base de la semelle est tellement large qu’elle offre une stabilité naturelle impressionnante. Lors d’un virage un peu sec sur un trottoir mouillé, je n’ai jamais senti ma cheville vaciller. La plateforme est rassurante, ce qui est un énorme avantage pour les coureurs de plus de 85 kg qui cherchent un maintien sans faille.

Esthétique et durabilité : Elle en impose !

On ne va pas se mentir, la Hoka Bondi 9 est massive. Un ami m’a même demandé si j’avais acheté des chaussures compensées. Mais une fois qu’on accepte ce look futuriste, on apprécie la qualité de finition.

Hoka Bondi 9 vue de côté de la partie arrière

Le mesh technique semble bien plus robuste que sur la version 8. J’ai eu l’occasion de courir sous une pluie battante, et si la chaussure prend l’eau (elle n’est pas imperméable), elle ne devient pas un poids mort et sèche relativement vite. Quant à la semelle extérieure, après 150 km, les picots de gomme sont à peine entamés. On est clairement sur un produit conçu pour durer au moins 800 à 1000 km.


Tableau comparatif : Hoka Bondi 9 vs La Concurrence

Pour y voir plus clair, j’ai comparé la Bondi 9 aux autres poids lourds du confort premium :

ModèleAmortiPoids (approx.)DynamismeUsage Idéal
Hoka Bondi 9Ultra-moelleux302gMoyen +Récupération / Sorties Longues
ASICS Gel-Nimbus 27Équilibré / Doux305gMoyenPolyvalence / Footing quotidien
New Balance More v5Très mou310gFaibleConfort pur / Marche / Récup
Brooks Glycerin 22Ferme / Confort298gMoyen +Entraînement régulier
Saucony Triumph 23Élastique285gÉlevéSorties longues rythmées

Conclusion : Mon verdict final

La Hoka Bondi 9 n’est pas qu’une simple mise à jour, c’est une version aboutie qui gomme les petits défauts de jeunesse de la gamme. Elle reste la référence pour quiconque cherche la protection articulaire maximale et un confort sans compromis sur bitume.

Points forts :

  • Amorti exceptionnel qui sauve les genoux.
  • Confort d’accueil immédiat.
  • Stabilité rassurante malgré la hauteur.

Points faibles :

  • Look massif qui peut diviser.
  • Un peu moins à l’aise dès que l’allure s’accélère vraiment (sous les 4’15/km).

En bref, si vous voulez courir longtemps, protéger votre corps et finir vos sorties avec le sourire (et sans douleur), la Bondi 9 est un investissement que vos articulations vous remercieront de faire.

Et vous, êtes-vous prêt à passer au maximalisme ou préférez-vous garder un contact plus direct avec le sol ? Dites-le moi en commentaire !

Nicolas Dayez, Fondateur de Athlé expliqué

Qui est Nicolas ?

Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.

Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.

Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.

Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16

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