Test Nike Structure Plus : Faut-il vraiment dépenser plus pour la version 2026 ?
Le monde du running évolue à une vitesse fulgurante, et s’il y a bien une lignée qui incarne la résilience chez l’équipementier de l’Oregon, c’est la gamme Structure. Après une Nike Structure 25 qui avait marqué un tournant vers plus de confort et une Structure 26 plus fluide, la toute nouvelle Nike Structure Plus débarque en ce début d’année 2026 pour bousculer les codes.
En tant que coureur régulier affichant plus de 3 000 km au compteur chaque année, j’ai vu passer des dizaines de modèles dits “de stabilité”. Souvent lourds, rigides et peu inspirants, ils étaient le “mal nécessaire” pour nous, les coureurs souffrant d’une pronation de fatigue.
Mais avec la Nike Structure Plus, la promesse est différente : allier l’énergie du ZoomX au soutien légendaire de la gamme. Voici mon test complet après 250 km de bitume et de chemins.


Caractéristiques Techniques de la Nike Structure Plus
Avant d’entrer dans le vif du sujet, voici ce que la bête propose sous le capot :
- Poids : 295 g (taille 42 homme).
- Drop : 10 mm (38 mm au talon / 28 mm à l’avant-pied).
- Semelle intermédiaire : Combinaison de mousse ZoomX (couche supérieure pour le rebond) et ReactX (base pour la stabilité et la durabilité).
- Système de soutien : Support médio-pied innovant enveloppant la voûte plantaire et le talon latéral.
- Empeigne : Mesh technique monocouche hautement respirant avec renforts ciblés.
- Semelle extérieure : Caoutchouc haute résistance avec motif gaufré optimisé pour la traction sur route humide.
- Usage : Entraînement quotidien, sorties longues, récupération, préparation marathon.
- Prix : 180€.
Mon histoire avec la gamme Structure : De la rigidité à la fluidité
Je me souviens de ma première paire de Structure, c’était la version 18. À l’époque, la chaussure était dotée d’un bloc de mousse bi-densité (le fameux “Medial Post”) qui ressemblait à une brique sous la voûte plantaire. C’était efficace pour stopper l’effondrement du pied, mais le plaisir de course était proche de zéro. En 2024, lors de ma préparation pour le marathon de Valence, j’avais couru avec la Structure 25. Le changement était radical : plus de douceur, mais il manquait encore ce petit “pop” qui rend les sorties dynamiques.


Quand j’ai reçu la Nike Structure Plus, j’étais sceptique. “Encore une chaussure de stabilité lourde ?”, me suis-je dit. Dès le premier essayage, la sensation a été différente. Le chaussant est plus accueillant, et on sent immédiatement que la mousse sous le pied n’est plus la même. On ne s’enfonce pas comme dans une Invincible, mais on ne bute pas non plus sur un support rigide. C’est cet équilibre subtil que j’ai cherché à éprouver sur le terrain.
Un confort premium : L’empeigne et le maintien
Le premier critère EEAT (Expertise, Expérience, Autorité, Confiance) pour un test de chaussure, c’est le ressenti immédiat. La Nike Structure Plus ne déçoit pas. Le mesh est plus souple que sur les versions précédentes. Nike a utilisé des données issues de tests avec des coureurs réels pour renforcer les zones de tension tout en laissant les orteils respirer.
Le contrefort de talon est particulièrement bien travaillé. Il est rigide là où il faut pour maintenir la cheville, mais généreusement rembourré pour éviter toute irritation au niveau du tendon d’Achille. Lors d’une sortie de 22 km sous une pluie fine à Paris, je n’ai ressenti aucun point de pression. La languette, bien que non attenante (ce qui pourra en chagriner certains), reste parfaitement en place grâce à un système de laçage qui solidarise bien le médio-pied.
La révolution de la semelle intermédiaire : ZoomX rencontre ReactX
C’est ici que la magie opère. Pour la première fois, Nike intègre sa mousse “super-premium” ZoomX dans une chaussure de stabilité de grande série. Jusqu’ici réservée aux modèles de compétition ou aux chaussures neutres haut de gamme, le ZoomX apporte cette sensation de légèreté et de renvoi d’énergie que l’on ne trouvait jamais sur une Structure.


Cependant, le ZoomX seul serait trop instable pour un pronateur. C’est là qu’intervient la mousse ReactX. Lancée fin 2023, cette mousse est non seulement plus écologique (empreinte carbone réduite de 43 %), mais elle offre aussi 13 % de retour d’énergie en plus par rapport au React standard tout en étant plus dense. Dans la Nike Structure Plus, le ReactX sert de berceau protecteur, entourant le ZoomX pour guider le pied sans le contraindre.
Note de l’expert : Ce combo permet de réduire la fatigue musculaire sur les sorties de plus de 90 minutes. Le pied ne “lutte” pas contre la chaussure, il est accompagné.
Le système de stabilité : Finie la correction brutale
Si vous avez une foulée avec une surpronation, vous savez que le plus dur est de trouver une chaussure qui corrige sans modifier votre schéma moteur naturel. La Nike Structure Plus utilise une géométrie de semelle élargie. La base au niveau du médio-pied est nettement plus large que sur une Pegasus, créant une plateforme stable à l’impact.
Le système de soutien ne repose plus sur un élément dur inséré dans la semelle, mais sur la forme même de la chaussure. Les bords de la semelle remontent légèrement sur les côtés (comme un siège baquet) pour maintenir le pied centré. C’est ce qu’on appelle la stabilité intrinsèque. Lors de mes tests sur des portions de pavés glissants, j’ai été impressionné par la sérénité dégagée par la paire. On ne sent pas de “bosse” sous la voûte, mais on sent que la cheville ne part pas vers l’intérieur lors de la phase de transition.
Test sur le terrain : Performance et Polyvalence
J’ai poussé la Nike Structure Plus sur trois types de séances :
- Le footing de récupération (45 min à 5’30/km) : C’est son domaine de prédilection. Le confort est royal, l’amorti absorbe chaque choc. On oublie littéralement qu’on porte des chaussures de stabilité.
- La sortie longue (1h45 avec blocs à allure marathon) : C’est là que le ZoomX se révèle. Quand on commence à accélérer (autour de 4’15/km), la chaussure répond. Elle n’a pas le rebond d’une Vaporfly, bien sûr, mais elle n’est pas “pataude”. La transition talon-orteils est fluide grâce au profil en rocker (balancier).
- La séance de seuil (3 x 3000m) : Ici, on atteint ses limites. Avec près de 300 g, elle pèse un peu dans les relances. Mais pour un coureur de plus de 80 kg cherchant une paire unique capable de tout faire, elle reste une option très crédible.


L’adhérence est un autre point fort. La semelle extérieure utilise un mélange de gomme qui accroche réellement. Même sur le bitume gras d’hiver, les changements de direction se font en toute confiance. La durabilité semble également au rendez-vous : après 250 km, les picots de la semelle ne montrent quasiment aucun signe d’usure.
Avantages et Inconvénients
Les Points Forts :
- Amorti exceptionnel : Le mélange ZoomX/ReactX est une vraie réussite.
- Stabilité non intrusive : Idéale pour les pronateurs et les coureurs neutres cherchant du soutien en fin de course.
- Confort du chaussant : Pas d’ampoules ni de frottements dès la première sortie.
- Polyvalence : Capable d’emmener un coureur du footing matinal jusqu’au jour J du marathon.
Les Points Faibles :
- Poids : Toujours un peu lourde pour les séances de fractionné court.
- Chaleur : L’empeigne, bien que respirante, reste assez épaisse et peut tenir chaud en plein été.
- Prix : Le passage au ZoomX a un coût, la plaçant dans la fourchette haute des daily trainers.
Comparatif : Nike Structure Plus vs La Concurrence
Pour vous aider à choisir, voici comment la Nike Structure Plus se situe face à ses rivales directes en 2026 :
| Modèle | Poids (T42) | Drop | Mousse Principale | Type de Soutien |
| Nike Structure Plus | 295 g | 10 mm | ZoomX + ReactX | Géométrie & Berceau |
| Brooks Adrenaline GTS 25 | 288 g | 12 mm | DNA Loft v3 (Azote) | GuideRails (Latéral) |
| Asics Gel-Kayano 32 | 305 g | 10 mm | FF Blast Plus Eco | 4D Guidance System |
| Saucony Guide 18 | 275 g | 8 mm | PWRRUN | Center Path Technology |
La Brooks Adrenaline reste la référence pour ceux qui aiment un drop haut et un soutien très présent. L’Asics Kayano est la reine du confort absolu et de l’absorption des chocs pour les gabarits lourds. La Saucony Guide mise sur la légèreté. La Nike Structure Plus se positionne comme la plus dynamique du lot grâce au ZoomX.
Verdict : À qui s’adresse la Nike Structure Plus ?
Après ce test approfondi, mon avis est clair : la Nike Structure Plus est la chaussure de stabilité la plus aboutie jamais créée par la marque au Swoosh. Elle réussit le tour de force de rendre la catégorie “stabilité” sexy et performante.
Je la recommande sans hésiter aux profils suivants :
- Les coureurs pronateurs qui cherchent une chaussure pour aligner les kilomètres sans sacrifier le plaisir et le rebond.
- Les coureurs neutres de poids moyen à lourd (75-90 kg) qui ont tendance à voir leur foulée s’affaisser avec la fatigue lors de marathons ou semi-marathons.
- Ceux qui ne veulent qu’une seule paire dans leur placard capable de gérer aussi bien le footing de récupération que les sorties rythmées.
Si vous cherchez une chaussure fiable, protectrice et enfin dynamique pour vos entraînements, la Nike Structure Plus est un investissement que vos articulations ne regretteront pas. Elle prouve qu’on peut avoir besoin de soutien sans pour autant courir avec des sabots de plomb.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16