Test On Cloudmonster Lightspray : La chaussure de running du futur est-elle (enfin) là ?

Depuis que j’ai glissé mes pieds dans ma première paire de Cloudsurfer il y a des années, j’ai toujours eu une relation de “je t’aime, moi non plus” avec la marque suisse On. Mais là, on change de dimension. Entre la technologie Lightspray (cette tige révolutionnaire projetée par un bras robotique) et l’ADN Cloudmonster, on touche au futur du running.

Je ne vais pas vous mentir : quand j’ai reçu la boîte, j’étais sceptique. Est-ce un simple coup marketing ou une véritable avancée pour nous, les coureurs du quotidien qui cherchons à protéger nos genoux sans sacrifier la vitesse ? Après 200 kilomètres parcourus, des séances de seuil sous la pluie aux sorties longues du dimanche, j’ai enfin une réponse claire.


En résumé : Ce qu’il faut retenir

Si vous n’avez que 30 secondes, voici l’essentiel de mon test sur la Cloudmonster Hyper équipée de l’innovation Lightspray :

  • Le confort : Une sensation de chausson sur-mesure grâce à la tige ultra-légère et sans coutures.
  • L’amorti : La double couche de mousse Helion HF (Hyper Foam) offre un rebond exceptionnel, bien plus dynamique que la Cloudmonster classique.
  • Le poids : Un gain significatif grâce au procédé de fabrication robotisé, on oublie presque qu’on porte des chaussures.
  • Usage idéal : Sorties longues, préparations marathon et séances de tempo.
  • Le bémol : Un prix qui pique un peu et une durabilité de la semelle extérieure sur chemins accidentés qui reste à prouver.

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Le jour où mes pieds ont oublié le bitume

C’était un mardi matin, le genre de sortie où les jambes pèsent des tonnes. J’avais prévu 15 km de travail foncier. Habituellement, au bout de 10 km, je commence à sentir les chocs remonter dans mes chevilles.

On Cloudmonster Lightspray vue de côté de près

Avec cette version Lightspray, j’ai ressenti quelque chose de troublant : une absence totale de points de pression. La tige, qui est littéralement “vaporisée” sur la forme du pied, épouse chaque courbe sans jamais frotter. À mi-parcours, j’ai accéléré sans m’en rendre compte. C’est là que j’ai compris que l’alliance entre le PEBA (la mousse de performance) et cette empeigne minimaliste n’était pas qu’un gadget. J’ai fini ma séance avec une fraîcheur musculaire que je n’avais pas connue depuis longtemps.


Expertise technique : Pourquoi c’est une révolution ?

1. La technologie Lightspray : Plus qu’un simple tissu

Logo Lightspray vue de près On Cloudmonster Lightspray

La grande innovation, c’est ce procédé de fabrication unique. Au lieu de tisser ou de tricoter une tige, un robot projette un filament thermoplastique en continu.

  • Zéro déchet : On n’utilise que la matière nécessaire.
  • Monobloc : Pas de colle, pas de coutures, donc zéro irritation.
  • Poids plume : On réduit le poids de l’empeigne de manière drastique, ce qui optimise le rapport poids/puissance de la chaussure.

2. L’amorti CloudTec et la mousse Helion HF

On retrouve les fameux “nuages” (Cloud), mais ils sont ici couplés à la Helion HF. C’est une mousse à base de Pebax, le matériau utilisé dans les chaussures de record du monde.

  • L’absorption des chocs est maximale lors de l’attaque (talon ou médio-pied).
  • La phase de propulsion est facilitée par la rigidité de la structure, même sans plaque carbone intégrale sur ce modèle spécifique (orienté entraînement haut de gamme).

3. La géométrie Rocker

Le profil en bascule (rocker) est très prononcé. Cela favorise une transition fluide du talon vers l’avant-pied. En tant que coureur, cela signifie moins de fatigue pour les mollets et le tendon d’Achille.

On Cloudmonster Lightspray vue de côté


Performance sur le terrain : Le verdict

Stabilité et Maintien

Malgré la finesse de la tige Lightspray, le pied est parfaitement calé. J’avais peur que le pied “danse” dans les virages serrés, mais la structure est étonnamment stable. La base de la semelle est large, ce qui rassure lors des sorties de fatigue où la foulée se dégrade.

Respirabilité

C’est sans doute la chaussure la plus aérée que j’ai testée. On sent l’air circuler, ce qui est un immense plus pour les sessions estivales ou les marathons sous la chaleur. Vos pieds restent au sec, limitant ainsi le risque d’ampoules.

Dynamisme vs Confort

C’est le point fort de la Cloudmonster Hyper. Elle est assez confortable pour un footing de récupération à 5:30/km, mais elle répond instantanément si vous décidez de descendre sous les 4:00/km. La mousse Helion HF renvoie l’énergie de manière très linéaire.

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Tableau comparatif : La Cloudmonster Lightspray face à ses rivales

ModèlePoids (H)Stack (Talon)Mousse PrincipalePlaqueUsage Idéal
On Lightspray CM 3 Hyper190g45 mmHelion HF (Pebax)SansSuper trainer ultra-légère / Tempo
ASICS Superblast 2250g45 mmFF Turbo+SansPolyvalence totale / Sorties longues
Adidas Prime X 2 Strung305g50 mmLightstrike ProDoubleRécupération active / Musclez vos chevilles
NB SC Trainer v3275g40 mmFuelCell (PEBA)CarboneSorties rythmées / Stabilité accrue

Pourquoi choisir la On Lightspray plutôt qu’une autre ?

  • Le poids est imbattable : Avec 190g sur la balance, la On est dans une catégorie à part. La plupart des concurrentes pèsent entre 50g et 100g de plus. En fin de sortie longue, quand la fatigue s’installe, cette légèreté est un avantage physiologique réel.
  • L’absence de plaque : Contrairement à une Prime X ou une SC Trainer, On fait le pari de ne pas mettre de plaque (Speedboard ou Carbone). Résultat ? Une foulée plus naturelle et moins exigeante pour les articulations, idéale pour “bouffer du kilomètre” sans se blesser.
  • Le fit “Seconde Peau” : Là où l’ASICS reste très traditionnelle dans son chaussant, la tige Lightspray offre une compression uniforme. C’est la seule chaussure du marché qui élimine totalement le risque de points de pression liés aux coutures.

On Cloudmonster Lightspray vue de la semelle extérieure

Le revers de la médaille

Face à une ASICS Superblast 2, la On est plus exclusive. La Superblast est un “tank” increvable que vous pouvez emmener partout. La Cloudmonster Lightspray, avec sa tige minimaliste et sa mousse ultra-réactive, est un outil de précision plus onéreux et potentiellement plus fragile sur le long terme.


À qui s’adresse cette chaussure ?

Elle n’est pas faite pour tout le monde. Si vous courez une fois par mois, l’investissement n’en vaut pas la chandelle. En revanche, elle est parfaite pour :

  1. Le marathonien cherchant une chaussure d’entraînement capable d’encaisser les gros volumes.
  2. Le coureur lourd (plus de 85 kg) qui a besoin d’un amorti premium sans l’effet “guimauve”.
  3. Les passionnés de technologie qui veulent tester le summum de l’innovation actuelle.

Conclusion : Un pas de géant pour On

La Cloudmonster équipée de la technologie Lightspray marque un tournant. On ne se contente plus de faire de “belles” chaussures de sport ; on propose un outil de performance qui repense la manière dont une chaussure est construite. C’est efficace, durable dans sa conception et terriblement addictif à l’usage.

Bien que le tarif puisse freiner certains ardeurs, le gain en confort et en protection musculaire justifie, selon moi, de franchir le pas pour ceux qui pratiquent la course à pied avec régularité.

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FAQ

Est-ce que la tige Lightspray est fragile ?

Non, malgré son aspect fin et translucide, le filament thermoplastique est extrêmement résistant aux frottements. Après 200 km, je ne note aucun signe d’usure prématurée ou de déchirure.

Faut-il prendre sa taille habituelle chez On ?

Oui, la technologie Lightspray s’adapte très bien à la forme du pied. Je conseille de rester sur votre pointure running habituelle (souvent une pointure de plus que vos chaussures de ville).

La chaussure est-elle adaptée aux chemins de forêt ?

Elle est avant tout conçue pour le bitume et les routes goudronnées. Sa semelle extérieure manque de crampons pour être efficace sur terrain gras ou technique.

Y a-t-il une plaque de carbone à l’intérieur ?

La Cloudmonster Hyper mise sur la mousse Helion HF pour le dynamisme plutôt que sur une plaque carbone rigide, ce qui la rend plus polyvalente et moins exigeante pour les articulations au quotidien.