Les 10 meilleures chaussures de running pour les coureurs lourds de plus de 100 kilos
Courir lorsque l’on pèse plus de 100 kilos est un défi biomécanique unique. Ce n’est pas simplement une question de volonté ; c’est une question de physique. L’impact au sol à chaque foulée représente environ trois fois votre poids corporel. Pour un coureur de 100 kg, c’est une force de 300 kg que vos articulations, vos tendons et vos muscles doivent absorber, foulée après foulée, kilomètre après kilomètre.
Si vous utilisez des chaussures conçues pour un coureur de 70 kg, vous allez non seulement détruire la chaussure en un temps record, mais vous risquez surtout de vous blesser gravement (périostites, tendinites, fractures de fatigue). Le choix de l’équipement n’est pas un luxe ici, c’est une nécessité absolue de santé et de durabilité dans votre pratique.
En tant que coach sportif ayant accompagné de nombreux profils “poids lourds”, et ayant moi-même connu des périodes où mon poids oscillait fortement, je connais l’importance de ce qui sépare votre pied du bitume.
En résumé : Nos recommandations rapides
Si vous êtes pressé, voici une synthèse de nos meilleurs choix selon votre profil. Cependant, nous vous recommandons vivement de lire le guide complet pour comprendre pourquoi ces chaussures vous conviennent.
- Le choix ultime pour la stabilité maximale (pronateurs sévères) : Brooks Beast GTS. C’est le “tank” indestructible pour protéger les chevilles qui s’affaissent.
- Le roi du confort moelleux (amorti maximal neutre) : Hoka Bondi. Si vous voulez courir sur des nuages pour soulager vos genoux.
- Le meilleur compromis polyvalent (stabilité et confort) : Asics Gel-Kayano. La référence historique qui convient à la grande majorité des coureurs lourds.
- Le choix pour les pieds larges et plats : Saucony Echelon. Une base large et stable, parfaite pour accueillir des orthèses si besoin.
Anecdote personnelle : La leçon douloureuse
Il y a plusieurs années, après une prise de poids significative (je frôlais les 105 kg suite à une période d’inactivité et de stress), j’ai décidé de reprendre la course à pied brutalement. J’ai enfilé une vieille paire de chaussures “légères et dynamiques” que j’adorais quand je pesais 85 kg. Je me sentais bien sur le moment, l’ego prenait le dessus.
Le résultat ? Au bout de trois séances, une douleur aiguë et persistante sur la face interne des deux tibias. Verdict : double périostite tibiale. J’ai dû m’arrêter totalement pendant six semaines. J’ai compris à la dure que mon corps avait changé et que mon équipement devait s’adapter à ma nouvelle réalité physique, et non l’inverse. J’ai investi dans une paire avec un amorti maximal et une structure renforcée, et j’ai pu reprendre progressivement sans douleur. Cette expérience a forgé ma conviction : pour le coureur lourd, l’amorti et la stabilité ne sont pas négociables.
Cet article est le fruit de cette expérience et d’une expertise approfondie du marché actuel. Il est conçu pour vous guider vers les modèles qui protégeront votre corps et vous permettront de prendre du plaisir sur la route.
Guide d’achat : Comprendre les besoins spécifiques du coureur de +100 kg
Avant de plonger dans la liste des modèles, il est impératif de comprendre les critères techniques qui définissent une “bonne” chaussure pour un gabarit lourd. Un coureur de 120 kg n’a pas les mêmes besoins qu’un marathonien élite de 60 kg.
1. L’Amorti Maximal (Max Cushioning) : Votre assurance vie
C’est le critère numéro un. Vous avez besoin d’une épaisse couche de mousse entre vous et le sol pour dissiper l’onde de choc. Oubliez les chaussures minimalistes ou “proche du sol”.
Recherchez des semelles intermédiaires épaisses (le “stack height”). Cependant, toutes les mousses ne se valent pas. Pour les coureurs lourds, une mousse trop molle peut s’écraser complètement à chaque pas (“bottoming out”), perdant ses propriétés protectrices. Il faut un amorti dense, résilient et durable, capable de reprendre sa forme des milliers de fois sous une forte charge.
2. La Stabilité et le Contrôle de la Pronation
Sous le poids, l’arche plantaire a tendance à s’affaisser davantage vers l’intérieur lors de l’impact. C’est ce qu’on appelle la surpronation de fatigue. Même si vous avez une foulée neutre en marchant ou en courant léger, vous pourriez devenir surpronateur après 5 km de course avec 100 kg sur le dos.
Pour cette raison, beaucoup de chaussures de cette liste intègrent des éléments de stabilité : des rails de guidage (GuideRails), des mousses à double densité sur la face interne, ou des bases plus larges pour empêcher le pied de trop rouler vers l’intérieur.
3. La Durabilité de la Structure
Une chaussure standard est conçue pour durer entre 600 et 800 km. Pour un coureur de plus de 100 kg, cette durée de vie peut être réduite de 30 à 40%. La mousse se tasse plus vite, et le mesh (le tissu du dessus) subit plus de pression.
Il faut privilégier des modèles avec une semelle extérieure (la partie en contact avec le bitume) généreuse en caoutchouc résistant à l’abrasion, et une tige (l’empeigne) renforcée pour bien maintenir le pied.
4. La Largeur et le Chaussant (Fit)
Statistiquement, les coureurs plus lourds ont souvent des pieds plus larges ou plus “étalés”. Une chaussure trop étroite créera des ampoules et de l’inconfort. La plupart des modèles présentés ici proposent des options “Wide” (large, souvent noté 2E) ou “Extra Wide” (très large, noté 4E). N’hésitez surtout pas à choisir ces options si vous vous sentez à l’étroit dans une largeur standard (D).
Les 10 meilleures chaussures de running pour coureurs lourds
Voici notre sélection rigoureuse des modèles qui répondent le mieux aux exigences de protection, durabilité et soutien pour les gabarits dépassant le quintal.
1. Asics Gel-Kayano : La référence absolue en matière de stabilité confortable
La Kayano est une institution dans le monde du running. Depuis des décennies, c’est le modèle vers lequel se tournent les coureurs cherchant le mariage parfait entre un amorti premium et un contrôle de pronation efficace, sans être intrusif. C’est souvent le premier choix sûr pour un coureur lourd qui débute.
- Caractéristiques :
- Type : Stabilité (soutien modéré à fort).
- Amorti : Maximal (technologie Gel Pure et mousse FlyteFoam Blast Plus Eco).
- Drop : 10 mm (idéal pour soulager les tendons d’Achille).
- Poids : Environ 305g (variable selon la pointure).
- Prix indicatif : 200 €.
| Avantages | Inconvénients |
| Amorti exceptionnellement doux mais qui ne s’écrase pas. | Le prix est élevé, c’est un investissement. |
| Le système de stabilité (4D Guidance System) est très efficace sans être rigide. | Peut sembler un peu chaude lors des sorties estivales. |
| Excellente durabilité de la semelle extérieure. | Manque un peu de dynamisme pour les séances rapides (ce qui est secondaire ici). |
Mon avis d’expert :
La Gel-Kayano a évolué magnifiquement. Elle a abandonné les vieux renforts plastiques rigides pour une approche plus “holistique” de la stabilité. Pour un coureur de 100 kg, c’est le compromis idéal. La mousse est suffisamment dense pour supporter la charge, le Gel absorbe le choc au talon, et la chaussure guide le pied en douceur. C’est une valeur sûre pour accumuler les kilomètres en toute sérénité.
2. Hoka Bondi : Le plus grand nuage pour vos pieds
Hoka One One a révolutionné le marché avec ses semelles surdimensionnées. La Bondi est leur modèle le plus amorti, le “marshmallow” ultime. Elle est conçue pour une seule chose : absorber un maximum d’impact.
- Caractéristiques :
- Type : Neutre (Amorti maximal).
- Amorti : Ultra-maximal (énorme couche de mousse EVA compressée).
- Drop : 4 mm (drop faible, favorise une foulée plus médio-pied).
- Poids : Environ 307g.
- Prix indicatif : 170 €.
| Avantages | Inconvénients |
| L’amorti le plus épais et le plus protecteur du marché. | Le drop faible (4mm) demande une transition progressive si vous êtes habitué à 10mm. |
| Sensation de confort immédiat, très “cocooning”. | La semelle extérieure s’use un peu plus vite que d’autres modèles sur cette liste. |
| La forme incurvée de la semelle (“rocker”) aide à dérouler le pied malgré l’épaisseur. | Manque de stabilité latérale si vous êtes un fort pronateur. |
Mon avis d’expert :
La Bondi est la chaussure de récupération par excellence, et pour un coureur très lourd, chaque sortie est un peu une récupération. C’est le choix le plus protecteur pour les articulations (genoux, hanches). Attention cependant : c’est une chaussure neutre. Si vous avez une pronation marquée, l’épaisseur de la mousse pourrait accentuer l’instabilité. Je la recommande aux coureurs lourds à foulée neutre ou à ceux qui utilisent des semelles orthopédiques correctrices.
3. Brooks Beast GTS : Le “tank” indestructible pour le contrôle de mouvement
Le nom “Beast” (La Bête) n’est pas usurpé. C’est historiquement la chaussure la plus stable et la plus robuste du marché. Elle est conçue spécifiquement pour les coureurs lourds ayant une surpronation sévère ou des pieds très plats nécessitant un soutien maximal.
- Caractéristiques :
- Type : Contrôle de mouvement (Stabilité maximale).
- Amorti : Maximal (Mousse DNA LOFT v3 injectée d’azote).
- Drop : 12 mm.
- Poids : Environ 330g (C’est lourd, et c’est normal).
- Prix indicatif : 180 €.
| Avantages | Inconvénients |
| Stabilité inégalée grâce au système GuideRails et à une base ultra-large. | Chaussure lourde et rigide, aucune sensation de dynamisme. |
| Durabilité exceptionnelle, conçue pour les gabarits très lourds. | Le look est souvent très massif et “médical”. |
| L’amorti reste confortable malgré la rigidité de la structure. | Peut sembler “clunky” (pataude) à la course. |
Mon avis d’expert :
C’est l’outil de la dernière chance pour ceux qui pensent ne pas pouvoir courir à cause de leurs chevilles qui s’effondrent. La Brooks Beast est la plus stable de cette liste. Elle ne vous fera pas courir vite, mais elle vous fera courir longtemps et en sécurité. Si vous pesez 110 kg et que vous êtes un fort pronateur, c’est votre meilleure alliée.
4. Adidas Adistar : Le plus protecteur pour l’attaque talon
L’Adistar est une chaussure au design radical, conçue spécifiquement pour la “Long Slow Distance” (les sorties longues et lentes) et pour offrir une protection maximale aux coureurs dont le poids sollicite lourdement l’arrière du pied. C’est une véritable forteresse roulante qui privilégie la structure et la durabilité au dynamisme.
- Caractéristiques :
- Type : Neutre avec soutien structurel arrière.
- Amorti : Maximal et ferme (double densité de mousse Repetitor et Repetitor+).
- Drop : 6 mm (favorise une transition stable sans trop solliciter les mollets).
- Poids : Environ 320g.
- Prix indicatif : 150 €.
| Avantages | Inconvénients |
| Le berceau de talon en mousse ferme empêche l’écrasement excessif pour les talonneurs. | La chaussure est très rigide et demande quelques sorties pour “s’assouplir”. |
| La géométrie en “Rocker” (bascule) facilite grandement la foulée malgré le poids. | L’amorti est ferme, ce qui peut déplaire aux fans de sensations “moelleuses”. |
| Excellente durabilité globale, la mousse ne s’affaisse pas avec le temps. | Le chaussant est assez massif et peut manquer de respirabilité par forte chaleur. |
Mon avis d’expert :
L’Adidas Adistar est une chaussure unique. Là où beaucoup de modèles de cette liste cherchent le moelleux, l’Adistar mise sur la densité. Pour un coureur de 110 kg qui “attaque” fortement du talon, c’est une bénédiction : la mousse ferme à l’arrière ne s’écrase pas totalement, ce qui maintient l’alignement de la jambe et protège le genou. Elle n’est pas faite pour aller vite, mais pour aller loin sans que la structure de la chaussure ne rende l’âme au bout de 200 km. C’est le choix de la robustesse absolue.
5. New Balance Fresh Foam X More : Le concurrent le plus sérieux à Hoka
New Balance a répondu à la tendance maximaliste avec la gamme “More”. C’est la version sous stéroïdes de leur célèbre mousse Fresh Foam X. Elle offre une alternative très crédible à la Hoka Bondi, avec souvent un chaussant un peu plus large et plus souple.
- Caractéristiques :
- Type : Neutre (Amorti maximal).
- Amorti : Ultra-maximal (la plus grosse épaisseur de Fresh Foam X disponible).
- Drop : 4 mm.
- Poids : Environ 295g.
- Prix indicatif : 170 €.
| Avantages | Inconvénients |
| Sensation de moelleux extrême sous le pied. | Comme la Bondi, le drop faible demande une adaptation. |
| Base très large qui offre une stabilité surprenante pour une chaussure neutre si haute. | La mousse est très tendre et peut se tasser plus vite sous un poids très élevé (>110kg). |
| Excellent confort du chausson (la partie tissu). | Peut donner une sensation de flottement et de manque de contact avec le sol. |
Mon avis d’expert :
C’est la chaussure la plus “douillette” de la liste. Si votre priorité absolue est la douceur de l’impact et que vous n’avez pas de gros problèmes de stabilité, la New Balance More est un régal pour les footings lents. La largeur de sa semelle compense en partie sa hauteur, offrant une plateforme rassurante pour les coureurs lourds.
6. Mizuno Wave Horizon : Le meilleur soutien structurel sans rigidité
Mizuno utilise une technologie unique : la plaque “Wave”. Dans la Horizon, cette plaque n’est pas en plastique dur, mais est créée par la superposition de différentes densités de mousse en forme de vague. Cela offre une structure très solide qui guide le pied sans le bloquer brutalement.
- Caractéristiques :
- Type : Stabilité maximale.
- Amorti : Maximal (Mousses Mizuno Enerzy et Enerzy Core).
- Drop : 8 mm.
- Poids : Environ 335g.
- Prix indicatif : 180 €.
| Avantages | Inconvénients |
| Sensation de soutien très présente et rassurante pour les pronateurs lourds. | C’est une chaussure lourde, similaire à la Brooks Beast. |
| La mousse Enerzy Core offre un léger rebond agréable malgré la lourdeur. | Le chaussant Mizuno est parfois un peu particulier (avant-pied large, talon étroit), à essayer. |
| Construction extrêmement robuste et durable. | Peut sembler ferme lors des premières sorties avant de “se faire”. |
Mon avis d’expert :
La Wave Horizon est souvent sous-estimée. C’est pourtant une option fantastique pour les coureurs de plus de 100 kg qui ont besoin de stabilité. Elle offre une sensation plus “structurée” et moins “chamallow” que la Kayano. On sent que la chaussure tient le pied. C’est un excellent choix pour ceux qui veulent sentir le sol tout en étant très protégés.
7. Brooks Glycerin GTS : L’alternative “luxe” et plus douce à la Beast
Si la Brooks Beast est un tank, la Glycerin GTS est une berline de luxe blindée. Elle utilise la mousse la plus premium de Brooks (DNA LOFT v3, infusée à l’azote) pour un amorti très doux, couplée à la technologie de stabilité GuideRails (le “GTS” signifie Go-To-Support).
- Caractéristiques :
- Type : Stabilité (Soutien modéré à fort).
- Amorti : Maximal premium (très doux et résilient).
- Drop : 10 mm.
- Poids : Environ 298g.
- Prix indicatif : 180 €.
| Avantages | Inconvénients |
| Un amorti luxueux et très durable grâce à l’injection d’azote. | Le prix est dans la fourchette haute. |
| Le système GuideRails offre une stabilité non intrusive qui n’agit que si nécessaire. | Un peu moins “corrigée” que la Beast ou la Kayano pour les pronateurs très sévères. |
| Excellent confort général et finitions de qualité. | La semelle extérieure peut être un peu glissante sur sol mouillé. |
Mon avis d’expert :
Pour un coureur de 105-115 kg qui a besoin de soutien mais qui trouve la Beast trop rigide, la Glycerin GTS est le compromis parfait entre douceur et tenue. La mousse infusée à l’azote résiste incroyablement bien à la compression répétée des poids lourds, gardant son “pop” plus longtemps que les mousses EVA classiques.
8. Altra Paradigm : Le choix du “zéro drop” avec un soutien maximal
Altra est célèbre pour deux choses : le “Zero Drop” (le talon et l’avant-pied sont à la même hauteur) et la “FootShape” (la boîte à orteils est très large pour laisser les orteils s’étaler). La Paradigm est leur modèle le plus amorti et le plus stable, grâce à des rails de guidage intégrés.
- Caractéristiques :
- Type : Stabilité (GuideRail) et Zero Drop.
- Amorti : Maximal (Mousse Altra EGO MAX).
- Drop : 0 mm.
- Poids : Environ 307g.
- Prix indicatif : 170 €.
| Avantages | Inconvénients |
| La “FootShape” est un bonheur pour les pieds larges qui veulent de l’espace. | Attention danger : Le passage au Zero Drop nécessite une transition très progressive sous peine de blessures aux mollets/Achille. |
| Amorti épais et réactif. | Le look “pied de canard” ne plaît pas à tout le monde. |
| Stabilité efficace qui aide quand la fatigue s’installe. | Ne convient pas aux coureurs qui attaquent fortement du talon (courant chez les débutants lourds). |
Mon avis d’expert :
C’est une chaussure fantastique, mais c’est aussi le choix le plus risqué de cette liste à cause du Zero Drop. Si vous êtes un coureur lourd expérimenté et que vous voulez transitionner vers une foulée plus naturelle tout en gardant une grosse protection, c’est le top. Si vous débutez et pesez 120 kg, soyez extrêmement prudent : vos tendons d’Achille vont être très sollicités. À utiliser peut-être en alternance pour renforcer le pied.
9. Asics Nimbus : Le summum du confort neutre premium
La Nimbus est la sœur neutre de la Kayano. Elle a récemment subi une refonte totale pour devenir beaucoup plus maximaliste, empiétant sur le territoire de Hoka. C’est une chaussure purement axée sur le confort et l’absorption des chocs pour foulées universelles.
- Caractéristiques :
- Type : Neutre (Amorti maximal premium).
- Amorti : Ultra-maximal (Mousse FlyteFoam Blast Plus Eco et PureGEL).
- Drop : 8 mm.
- Poids : Environ 305g.
- Prix indicatif : 200 €.
| Avantages | Inconvénients |
| Un confort d’accueil incroyable, comme enfiler un chausson haut de gamme. | Prix très élevé. |
| Amorti très profond et protecteur pour les articulations. | Strictement neutre : peut manquer de stabilité si votre pied s’affaisse sous la charge. |
| Matériaux écologiques et très bonne qualité de fabrication. | Peut tenir chaud. |
Mon avis d’expert :
Si vous êtes un coureur lourd (100-110 kg) avec la chance d’avoir une biomécanique parfaite (foulée neutre et stable), la Nimbus est peut-être l’expérience de course la plus agréable que vous puissiez trouver. C’est moelleux, rebondissant et luxueux. Si vous avez le moindre doute sur votre stabilité, préférez la Kayano.
10. Saucony Triumph : La plus dynamique des chaussures très amorties
La Triumph est la concurrente directe de la Brooks Glycerin ou de l’Asics Nimbus. Son atout majeur est sa mousse PWRRUN+, qui est non seulement très amortissante, mais aussi surprenamment dynamique. Elle offre un “retour d’énergie” que les coureurs lourds apprécient pour ne pas avoir l’impression de s’enfoncer dans le bitume.
- Caractéristiques :
- Type : Neutre (Amorti maximal).
- Amorti : Maximal (Mousse PWRRUN+ à base de TPU).
- Drop : 10 mm.
- Poids : Environ 285g (Relativement légère pour sa catégorie).
- Prix indicatif : 170 €.
| Avantages | Inconvénients |
| L’amorti le plus “vivant” et le plus amusant de cette liste. | Chaussure neutre, attention à la stabilité. |
| La mousse TPU (type “billes collées”) est extrêmement durable face à la compression. | Le chaussant peut être un peu étroit à l’avant-pied pour certains. |
| Excellent rapport poids/amorti. | Moins “cocooning” qu’une Nimbus ou une Bondi. |
Mon avis d’expert :
La Triumph est la chaussure la plus “fun” pour un coureur lourd neutre. La mousse PWRRUN+ est très résistante et ne se “tasse” pas facilement sous 100 kg, gardant son dynamisme kilomètre après kilomètre. C’est un excellent choix si vous voulez de la protection sans sacrifier la sensation de rebond.
Conclusion : Votre poids est une donnée, pas une fatalité
Courir au-dessus de 100 kg demande de l’humilité et de l’intelligence. L’humilité d’accepter que votre corps subit des contraintes majeures, et l’intelligence de lui fournir l’outil adéquat pour gérer ces contraintes.
Investir 160 € à 200 € dans une paire de chaussures peut sembler beaucoup, mais c’est bien moins cher que des séances de kiné pour une tendinite ou des mois d’arrêt pour une fracture de fatigue. Les modèles présentés ci-dessus sont ce qui se fait de mieux actuellement pour protéger votre capital articulaire.
Le conseil ultime : Essayez avant d’acheter.
Ce guide est une base solide, mais rien ne remplace votre ressenti. Votre pied est unique. Rendez-vous dans une boutique spécialisée running (évitez les grandes surfaces multisports généralistes si possible), expliquez votre situation, et essayez la Brooks Beast, la Hoka Bondi et l’Asics Kayano sur un tapis. Vos pieds sauront vous dire laquelle est la bonne. Écoutez-les, soyez patient dans votre progression, et bonne route !
FAQ : Questions fréquentes des coureurs lourds
À quelle fréquence dois-je changer mes chaussures si je pèse plus de 100 kg ?
Beaucoup plus souvent qu’un coureur léger. Oubliez la règle des 800 ou 1000 km. Avec un poids de plus de 100 kg, la mousse de la semelle intermédiaire perd ses propriétés d’absorption des chocs beaucoup plus vite, parfois dès 400 ou 500 km. Même si la semelle extérieure semble encore bonne, l’amorti interne peut être “mort”. Soyez attentif à l’apparition de petites douleurs inhabituelles (genoux, hanches) : c’est souvent le signal qu’il faut changer de paire.
Ai-je absolument besoin de chaussures de “stabilité” ou “contrôle de mouvement” ?
Pas absolument, mais très probablement. Le poids supplémentaire accentue naturellement l’affaissement de la voûte plantaire (pronation) avec la fatigue. Environ 80% des coureurs lourds que j’ai coachés bénéficient d’un certain niveau de soutien. Cependant, si vous avez une foulée parfaitement neutre confirmée par un podologue ou une analyse vidéo, des modèles neutres à base large comme la Hoka Bondi ou la Saucony Triumph peuvent convenir. Dans le doute, privilégiez une stabilité modérée (type Kayano).
Puis-je préparer un marathon en pesant 110 kg ?
Oui, absolument, mais votre approche doit être différente. La progressivité doit être votre mantra. Vous ne pouvez pas augmenter le kilométrage aussi vite qu’un coureur de 70 kg. Intégrez beaucoup d’entraînement croisé sans impact (vélo, natation, elliptique) pour soulager vos articulations tout en travaillant le cardio. Et surtout, votre choix de chaussures sera primordial pour supporter le volume d’entraînement. Des modèles comme la Brooks Beast ou l’Asics Kayano sont conçus pour ces longs kilométrages.
Pourquoi ai-je mal aux tibias quand je cours (périostites) ?
C’est la blessure classique du coureur lourd débutant ou mal chaussé. C’est une inflammation de la membrane qui entoure l’os du tibia, causée par les vibrations répétées de l’impact au sol.
Les causes principales sont :
- Des chaussures avec un amorti insuffisant ou usé.
- Une augmentation trop brutale du volume d’entraînement (le “trop, trop vite”).
- Une attaque talon trop marquée qui génère beaucoup d’ondes de choc.La solution passe par du repos, de la glace, le choix d’une des chaussures très amorties de cette liste, et une reprise très progressive (alternance marche/course).
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16