Un autre athlète kenyan de la NCAA a participé à une compétition alors qu'il est sous le coup d'une suspension pour dopage

Un autre athlète kenyan de la NCAA a participé à une compétition alors qu’il est sous le coup d’une suspension pour dopage

Le monde de l’athlétisme universitaire américain est secoué par une nouvelle affaire de dopage. Tabitha Ngao, une athlète kenyane de l’Université Chrétienne du Texas (TCU), a participé à plusieurs compétitions de la NCAA alors qu’elle était sous le coup d’une suspension provisoire de l’Agence Antidopage du Kenya (ADAK). Cette révélation survient quelques semaines seulement après un cas similaire impliquant une autre athlète kenyane, Caroline Jeptanui.

Sommaire

L’affaire Tabitha Ngao en détail

Tabitha Ngao, âgée de 24 ans, est arrivée à TCU à l’automne 2023 avec de grands espoirs et des ambitions légitimes. Originaire du Kenya, elle a pris la décision difficile de quitter sa famille pour poursuivre une carrière dans l’athlétisme universitaire américain. Son transfert a été facilité par Townhall Athletics, une organisation qui aide à connecter les athlètes kenyans avec des bourses de la NCAA.

Tabitha Ngao participe à une compétition de la NCAA

Sa progression a été fulgurante. Ngao est rapidement devenue l’une des meilleures coureuses de son équipe, terminant 49ème aux championnats de cross-country de la Big 12 Conference à l’automne dernier. Mais c’est pendant la saison en salle 2024-2025 qu’elle s’est véritablement illustrée, remportant le titre du 1000 mètres aux championnats de la Big 12 le 1er mars 20251.

Ses performances lui ont même permis de se qualifier pour les championnats nationaux en salle de la NCAA à Virginia Beach avec un temps impressionnant de 2:01.71 au 800 mètres. Son nom figurait parmi les participants initiaux lorsque les listes ont été publiées le 5 mars.

La révélation qui change tout

C’est alors que l’affaire a éclaté. Quelques jours avant les championnats, TCU a retiré Ngao de la compétition. Sa place a été attribuée à la prochaine athlète sur la liste, Smilla Kolbe de l’Université de Floride du Nord.

La raison? Selon l’Agence Antidopage du Kenya (ADAK), Tabitha Ngao était sous le coup d’une suspension provisoire pour des manquements aux obligations de localisation (whereabouts failures). Cette information a été confirmée par Stanley Mwakio de l’ADAK dans un email adressé au site spécialisé LetsRun.com le 13 mars.

“La suspension provisoire obligatoire de Tabitha est toujours en vigueur jusqu’à ce que la détermination de l’affaire soit atteinte par le Tribunal des Litiges Sportifs,” a écrit Mwakio.

Un schéma inquiétant dans l’athlétisme universitaire

Ce qui rend cette affaire particulièrement préoccupante, c’est qu’il s’agit du deuxième cas similaire en l’espace d’un mois. Le 28 février dernier, l’ADAK avait confirmé qu’une autre athlète kenyane, Caroline Jeptanui de l’Université Tulane, avait également participé à des compétitions de la NCAA alors qu’elle était sous suspension provisoire depuis le 28 septembre 2024.

Jeptanui avait terminé 12ème aux championnats nationaux de cross-country de la NCAA en novembre, obtenant ainsi le statut d’All-American. Selon les informations obtenues par LetsRun.com, sa suspension était liée à un incident survenu lors du semi-marathon de Kapsabet le 31 mars 2024, où elle aurait “délibérément évité, refusé et échoué” à se soumettre à un test antidopage, et aurait même tenté de dissimuler son identité.

Les zones d’ombre de l’affaire

Plusieurs questions restent sans réponse dans l’affaire Ngao. L’ADAK n’a pas précisé quand sa suspension provisoire a commencé. Cependant, LetsRun.com affirme avoir eu connaissance de cette suspension dès le 28 février 2025, ce qui signifie que Ngao était déjà suspendue lorsqu’elle a participé aux championnats de la Big 12 le 1er mars – et potentiellement à d’autres compétitions auparavant.

En effet, Ngao a participé à huit compétitions en salle au total pendant la saison 2024-2025. Si sa suspension était effective pendant toute cette période, cela soulève de sérieuses questions sur la communication entre les différentes instances impliquées.

Le rôle de l’université et des entraîneurs

Une autre zone d’ombre concerne le moment où TCU et son entraîneur, Khadevis Robinson, ont été informés de la suspension de Ngao. Robinson n’a pas répondu aux multiples demandes de commentaires sur cette affaire.

Il est également troublant de noter que, comme dans le cas de Jeptanui, le nom de Ngao n’apparaissait pas sur la liste des athlètes provisoirement suspendus publiée sur le site web de l’ADAK. Cette absence de transparence complique considérablement la tâche des universités et des organisateurs de compétitions qui cherchent à s’assurer que les athlètes participants sont éligibles.

Tabitha Ngao participe à une compétition de la NCAA

Les conséquences potentielles pour Ngao et TCU

Les implications de cette affaire pourraient être graves tant pour Tabitha Ngao que pour TCU. Selon les règles antidopage de la NCAA, les athlètes qui violent les règles antidopage peuvent perdre une année complète d’éligibilité pour leur premier test positif à une substance améliorant la performance et être exclus des compétitions pendant 365 jours à compter de la date du test.

Dans le cas de Ngao, il s’agit de manquements aux obligations de localisation plutôt que d’un test positif, mais les conséquences pourraient être similaires. De plus, tous ses résultats obtenus pendant sa période de suspension pourraient être annulés, y compris son titre de championne de la Big 12 au 1000 mètres.

Pour TCU, cette affaire soulève des questions sur leurs procédures de vérification lors du recrutement d’athlètes internationaux. L’université pourrait également faire face à des sanctions si elle est jugée négligente dans sa gestion de la situation.

Le contexte plus large du dopage dans l’athlétisme kenyan

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de problèmes de dopage dans l’athlétisme kenyan. Récemment, Kibiwott Kandie, ancien détenteur du record du monde du semi-marathon, a également été suspendu pour avoir évité, refusé ou omis de se soumettre à un prélèvement d’échantillon, selon l’Unité d’Intégrité de l’Athlétisme.

Le Kenya est reconnu comme une puissance mondiale de l’athlétisme, particulièrement dans les courses de fond. Cependant, le pays a été confronté à un nombre croissant de cas de dopage ces dernières années, ce qui a conduit à un examen plus minutieux de ses athlètes par les organisations antidopage internationales.

Les défis du système antidopage international

Ces cas mettent en lumière les défis auxquels est confronté le système antidopage international, en particulier lorsqu’il s’agit de coordonner les efforts entre différents pays et organisations.

La communication entre les agences

L’un des problèmes majeurs semble être le manque de communication efficace entre l’ADAK, la NCAA et les universités américaines. Le fait que des athlètes puissent participer à des compétitions alors qu’ils sont sous suspension dans leur pays d’origine suggère des failles importantes dans le partage d’informations.

La transparence des listes de suspensions

Le fait que les noms de Ngao et Jeptanui n’apparaissaient pas sur la liste publique des athlètes suspendus de l’ADAK soulève également des questions sur la transparence du processus. Sans une liste complète et à jour, il est difficile pour les organisateurs de compétitions et les universités de vérifier l’éligibilité des athlètes.

L’impact sur les athlètes kenyans dans la NCAA

Cette affaire pourrait avoir des répercussions plus larges sur les opportunités offertes aux athlètes kenyans dans le système universitaire américain. Ces dernières années, les services de recrutement comme Townhall Athletics et Scholarbook Premier sont devenus des moyens de plus en plus populaires pour les équipes universitaires américaines de recruter des athlètes kenyans.

Cependant, ces cas de dopage pourraient conduire à un examen plus rigoureux des athlètes kenyans par les universités américaines, potentiellement limitant les opportunités pour ceux qui cherchent à obtenir des bourses d’études sportives aux États-Unis.

Tabitha Ngao participe à une compétition de la NCAA

La liste des substances interdites pour 2025

Il est important de noter que l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a récemment publié sa liste des substances et méthodes interdites pour 2025, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2025. Cette liste désigne quelles substances et méthodes sont interdites à la fois en et hors compétition, et quelles substances sont interdites dans des sports particuliers.

Bien que le cas de Ngao concerne des manquements aux obligations de localisation plutôt qu’un test positif à une substance interdite, cette liste reste un outil important dans la lutte contre le dopage dans le sport.

Réflexions personnelles sur cette affaire

En tant qu’observateur attentif du monde de l’athlétisme, je trouve ces affaires particulièrement troublantes. Elles soulèvent des questions fondamentales sur l’intégrité du sport et sur les systèmes mis en place pour la protéger.

J’ai toujours admiré les athlètes kenyans pour leur talent exceptionnel et leur éthique de travail. Voir des cas comme ceux de Ngao et Jeptanui est décevant, non seulement pour les fans de l’athlétisme, mais aussi pour les nombreux athlètes kenyans qui concourent proprement.

Ces affaires me rappellent une conversation que j’ai eue avec un entraîneur d’athlétisme il y a quelques années. Il m’avait confié ses préoccupations concernant la pression énorme que ressentent certains athlètes des pays en développement pour réussir à tout prix. Pour beaucoup, une bourse sportive dans une université américaine représente une opportunité de vie qui va bien au-delà du sport – c’est une chance d’obtenir une éducation et potentiellement une vie meilleure pour eux et leur famille.

Cette pression peut parfois conduire à des décisions regrettables. Dans le cas de Ngao, nous ne savons pas encore si ses manquements aux obligations de localisation étaient intentionnels ou simplement le résultat d’une mauvaise compréhension des règles. Mais quelle que soit la raison, les conséquences pourraient être dévastatrices pour sa carrière.

Ce que cette affaire nous enseigne

Cette affaire nous rappelle l’importance de plusieurs éléments clés dans la lutte contre le dopage:

L’éducation des athlètes

Il est crucial que tous les athlètes, en particulier ceux qui viennent de systèmes sportifs moins développés, reçoivent une éducation adéquate sur les règles antidopage, y compris les obligations de localisation. Les manquements peuvent parfois résulter d’une simple ignorance des procédures plutôt que d’une intention de tricher.

La coordination internationale

Ces cas mettent en évidence la nécessité d’une meilleure coordination entre les différentes agences antidopage à travers le monde. Un système plus intégré pourrait aider à prévenir des situations où des athlètes suspendus dans un pays peuvent concourir dans un autre.

La transparence

Une plus grande transparence dans la publication des listes d’athlètes suspendus pourrait aider les universités et les organisateurs de compétitions à s’assurer que tous les participants sont éligibles.

Conclusion

L’affaire Tabitha Ngao est un rappel troublant des défis persistants dans la lutte contre le dopage dans le sport. Elle souligne la nécessité d’une vigilance continue et d’une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes du système antidopage mondial.

Pour les athlètes kenyans dans la NCAA, ces cas récents pourraient malheureusement conduire à un examen plus minutieux et potentiellement à des opportunités réduites. Cependant, il est important de se rappeler que la grande majorité des athlètes kenyans concourent proprement et avec intégrité.

En fin de compte, ces affaires nous rappellent que la lutte contre le dopage est un effort continu qui nécessite la collaboration de tous les acteurs du monde sportif – des athlètes eux-mêmes aux organisations internationales, en passant par les universités et les entraîneurs.

Espérons que ces cas serviront de catalyseur pour des améliorations dans le système, afin que le sport puisse continuer à être une célébration du talent humain, de la détermination et du travail acharné, plutôt qu’une arène où la tricherie peut prospérer.

Les mesures à prendre pour l’avenir

Pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, plusieurs mesures pourraient être envisagées:

  • Création d’une base de données mondiale des athlètes suspendus, accessible à toutes les organisations sportives.
  • Renforcement de l’éducation antidopage pour les athlètes internationaux, en particulier ceux qui rejoignent le système universitaire américain.
  • Mise en place de protocoles de vérification plus stricts par les universités lors du recrutement d’athlètes internationaux.
  • Amélioration de la communication entre les agences nationales antidopage et les organisations sportives internationales.

En attendant, le cas de Tabitha Ngao continue de se développer. Elle aurait fait appel de sa suspension, mais l’ADAK maintient sa position initiale. L’issue de cette affaire pourrait avoir des implications importantes non seulement pour sa carrière, mais aussi pour la façon dont les cas similaires seront traités à l’avenir.

Pour tous ceux qui aiment l’athlétisme et croient en l’importance d’un sport propre, ces développements sont à suivre de près.

L’impact sur la réputation de la NCAA

Cette affaire soulève également des questions sur les procédures de vérification de la NCAA elle-même. En tant qu’organisme régissant le sport universitaire américain, la NCAA a la responsabilité de s’assurer que tous les athlètes participant à ses compétitions respectent les règles antidopage internationales.

Le fait que deux athlètes kenyanes aient pu participer à des compétitions alors qu’elles étaient sous suspension dans leur pays d’origine suggère des lacunes dans le système de vérification de la NCAA. Cela pourrait potentiellement nuire à la crédibilité de l’organisation et remettre en question l’équité de ses compétitions.

J’ai assisté à plusieurs championnats de la NCAA au fil des ans, et j’ai toujours été impressionné par le niveau de professionnalisme et d’organisation. Cependant, ces incidents récents m’ont fait réfléchir à la façon dont l’organisation gère les athlètes internationaux et à la diligence avec laquelle elle vérifie leur éligibilité.

Le rôle des agents et des recruteurs

Un autre aspect important de cette affaire concerne le rôle des agents et des services de recrutement qui facilitent le transfert des athlètes kenyans vers les universités américaines. Des organisations comme Townhall Athletics, qui a aidé Ngao à obtenir sa bourse à TCU, jouent un rôle crucial dans ce processus.

Ces services ont permis à de nombreux athlètes talentueux d’accéder à des opportunités éducatives et sportives qu’ils n’auraient peut-être pas eues autrement. Cependant, ils ont également une responsabilité dans la vérification du statut antidopage des athlètes qu’ils représentent.

Il serait intéressant de savoir si Townhall Athletics était au courant de la suspension de Ngao lorsqu’ils l’ont aidée à obtenir sa place à TCU. Si c’était le cas, leur décision de procéder malgré tout soulèverait de sérieuses questions éthiques.

La perspective des autres athlètes

Il est également important de considérer l’impact de ces affaires sur les autres athlètes qui concourent dans les mêmes événements. Si Ngao a participé à des compétitions alors qu’elle était inéligible, cela signifie que d’autres athlètes ont potentiellement été privés de places, de titres ou de reconnaissance qu’ils méritaient.

Lors des championnats de la Big 12, où Ngao a remporté le titre du 1000 mètres, l’athlète qui a terminé deuxième a été privée d’un titre de championne qu’elle aurait dû recevoir si Ngao avait été correctement exclue de la compétition.

Ces situations créent un sentiment d’injustice parmi les athlètes qui suivent scrupuleusement les règles, et peuvent potentiellement éroder leur confiance dans le système sportif.

Les leçons pour les universités

Pour les universités américaines qui recrutent activement des athlètes internationaux, cette affaire devrait servir de signal d’alarme. Elle souligne l’importance de:

  • Effectuer des vérifications approfondies du statut antidopage des athlètes internationaux avant de leur offrir des bourses.
  • Maintenir une communication régulière avec les agences antidopage des pays d’origine des athlètes.
  • Mettre en place des protocoles clairs pour gérer les situations où des problèmes de dopage surviennent après le recrutement d’un athlète.

J’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs directeurs sportifs d’universités américaines, et beaucoup m’ont confié les défis qu’ils rencontrent dans le recrutement d’athlètes internationaux. La barrière de la langue, les différences culturelles et la distance géographique peuvent tous compliquer le processus de vérification.

Cependant, ces défis ne devraient pas servir d’excuse pour négliger la diligence raisonnable. Les universités qui bénéficient des talents des athlètes internationaux ont également la responsabilité de s’assurer que leur recrutement est conforme aux normes éthiques les plus élevées.

L’avenir de l’athlétisme kenyan dans la NCAA

À la lumière de ces cas récents, on peut se demander quel sera l’avenir des athlètes kenyans dans le système universitaire américain. Le Kenya a longtemps été une source de talents exceptionnels pour les programmes d’athlétisme de la NCAA, avec de nombreux athlètes kenyans remportant des titres nationaux et établissant des records.

Cependant, si ces problèmes de dopage persistent, les universités américaines pourraient devenir plus réticentes à recruter des athlètes kenyans, craignant des complications similaires. Cela serait malheureux pour les nombreux athlètes talentueux et intègres du Kenya qui méritent ces opportunités.

La solution ne réside pas dans l’exclusion des athlètes kenyans, mais plutôt dans le renforcement des systèmes de vérification et de suivi. Les universités, la NCAA, l’ADAK et les autres parties prenantes doivent travailler ensemble pour créer un environnement où les athlètes kenyans peuvent continuer à bénéficier des opportunités offertes par le système universitaire américain, tout en garantissant l’intégrité des compétitions.

Mon expérience personnelle avec les athlètes kenyans

Ayant couvert l’athlétisme pendant plus d’une décennie, j’ai eu le privilège de rencontrer et d’interviewer de nombreux athlètes kenyans, tant au niveau professionnel qu’universitaire. Leur dévouement, leur humilité et leur passion pour le sport m’ont toujours impressionné.

Je me souviens particulièrement d’une conversation avec un jeune coureur kenyan qui venait d’obtenir une bourse dans une université américaine. Il m’a raconté comment cette opportunité changerait non seulement sa vie, mais aussi celle de toute sa famille. Pour lui, courir n’était pas seulement un sport, mais un moyen d’échapper à la pauvreté et d’accéder à une éducation qu’il n’aurait jamais pu se permettre autrement.

C’est pourquoi ces affaires de dopage sont si décevantes. Elles risquent de ternir la réputation de tous les athlètes kenyans et de compromettre les opportunités pour les générations futures.

Conclusion finale

L’affaire Tabitha Ngao, comme celle de Caroline Jeptanui avant elle, met en lumière les défis persistants dans la lutte contre le dopage dans le sport universitaire international. Elle révèle des failles dans le système actuel et souligne la nécessité d’une approche plus coordonnée et transparente.

Pour les athlètes impliqués, les conséquences pourraient être graves – des suspensions prolongées, des titres retirés, et potentiellement la fin de leurs carrières universitaires. Pour les institutions concernées – TCU, la NCAA, l’ADAK – ces affaires devraient servir de catalyseur pour un réexamen de leurs procédures et politiques.

Mais au-delà des implications immédiates, ces cas nous rappellent l’importance fondamentale de l’intégrité dans le sport. Le sport universitaire est censé être une célébration du talent, du travail acharné et de l’esprit d’équipe. Le dopage compromet ces valeurs et diminue les réalisations de tous les athlètes.

En tant que passionné d’athlétisme et défenseur d’un sport propre, j’espère que ces affaires conduiront à des changements positifs dans la façon dont le dopage est traité dans le sport universitaire international. Car en fin de compte, c’est seulement en maintenant les standards les plus élevés d’intégrité que nous pouvons préserver la beauté et la pureté du sport que nous aimons tous.

FAQ sur l’affaire Tabitha Ngao et le dopage dans l’athlétisme universitaire

Qu’est-ce qu’une suspension provisoire pour manquement aux obligations de localisation?

Une suspension provisoire pour manquement aux obligations de localisation est une sanction imposée à un athlète qui n’a pas respecté les règles exigeant qu’il informe les autorités antidopage de sa localisation pour des tests inopinés. Les athlètes de haut niveau doivent fournir des informations précises sur leur emploi du temps et leur lieu de résidence afin que les contrôleurs antidopage puissent les trouver pour des tests sans préavis. Trois manquements en 12 mois peuvent entraîner une suspension.

Comment la NCAA vérifie-t-elle l’éligibilité des athlètes internationaux?

La NCAA s’appuie généralement sur les universités membres pour vérifier l’éligibilité de leurs athlètes, y compris leur statut antidopage. Les universités sont censées effectuer des vérifications auprès des fédérations nationales et des agences antidopage des pays d’origine des athlètes. Cependant, comme le montrent ces cas récents, ce système présente des lacunes, notamment en ce qui concerne la communication avec les agences antidopage étrangères.

Quelles pourraient être les conséquences pour TCU dans cette affaire?

TCU pourrait potentiellement faire face à plusieurs conséquences, notamment:

  • Perte de points dans les compétitions où Ngao a participé alors qu’elle était inéligible.
  • Sanctions financières de la part de la NCAA.
  • Surveillance accrue de son programme d’athlétisme.
  • Atteinte à la réputation de son programme sportif.

Cependant, les sanctions exactes dépendront de plusieurs facteurs, notamment si TCU était au courant de la suspension de Ngao et quand ils en ont été informés.

Le Kenya a-t-il un problème particulier avec le dopage dans l’athlétisme?

Le Kenya a connu une augmentation significative des cas de dopage ces dernières années. En 2022, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a même menacé de placer le pays sous surveillance accrue en raison du nombre élevé de violations des règles antidopage. Les autorités kenyanes ont depuis renforcé leurs efforts pour lutter contre ce problème, notamment en augmentant le budget de l’ADAK et en durcissant les sanctions contre les athlètes dopés.

Comment les universités américaines recrutent-elles les athlètes kenyans?

Le recrutement d’athlètes kenyans par les universités américaines se fait généralement par plusieurs canaux:

  • Services de recrutement spécialisés comme Townhall Athletics ou Scholarbook Premier.
  • Réseaux d’anciens athlètes kenyans déjà passés par le système universitaire américain.
  • Contacts directs avec les entraîneurs et les écoles au Kenya.
  • Performances observées lors de compétitions internationales.

Ces dernières années, les services de recrutement sont devenus particulièrement importants, servant d’intermédiaires entre les athlètes kenyans et les universités américaines.

Que peuvent faire les fans d’athlétisme pour soutenir un sport propre?

En tant que fans, nous pouvons contribuer à promouvoir un sport propre de plusieurs façons:

  • Valoriser l’intégrité plutôt que simplement les performances.
  • S’informer sur les questions de dopage et les efforts antidopage.
  • Soutenir les organisations qui luttent pour un sport propre.
  • Encourager la transparence des fédérations sportives et des universités.
  • Célébrer les athlètes propres qui concourent avec intégrité.

Notre voix collective en tant que fans peut avoir un impact significatif sur la culture du sport et les priorités des organisations sportives.

Existe-t-il des différences culturelles dans la perception du dopage?

Il peut effectivement exister des différences culturelles dans la compréhension et la perception du dopage. Dans certains pays ou contextes, le manque d’éducation sur les substances interdites ou les procédures antidopage peut conduire à des violations involontaires. De plus, la pression économique et sociale pour réussir peut être particulièrement intense dans certaines régions, ce qui peut influencer les décisions des athlètes.

Cependant, ces facteurs ne doivent pas servir d’excuse pour le dopage. L’éducation et la sensibilisation sont essentielles pour créer une culture mondiale de sport propre, quelle que soit l’origine des athlètes.

Nicolas Dayez, Fondateur de Athlé expliqué

Qui est Nicolas ?

Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.

Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.

Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.

Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16

Publications similaires