Hoka Speedgoat 2 : Test et avis
La Hoka Speedgoat 2 est une chaussure de trail qui s’impose comme une référence pour les longues distances et les terrains techniques, grâce à son amorti exceptionnel, son accroche redoutable et son confort remarquable, même sur les sentiers les plus exigeants. Après plusieurs centaines de kilomètres, mon expérience confirme qu’elle répond parfaitement aux attentes des traileurs à la recherche de performance et de fiabilité.
Hoka Speedgoat 2 : Test et avis complet d’un traileur passionné
Pourquoi la Hoka Speedgoat 2 séduit autant ?
Dès sa sortie, la Hoka Speedgoat 2 a suscité l’enthousiasme dans la communauté du trail. Il suffit d’observer les lignes de départ d’ultras ou les sorties en montagne pour constater que ce modèle est devenu un incontournable. Mais pourquoi un tel engouement ? C’est ce que j’ai voulu comprendre en la testant sur des terrains variés, du GR20 corse aux sentiers boueux de ma région.

Présentation de la Hoka Speedgoat 2
La Speedgoat 2 est la deuxième génération de la célèbre gamme de chaussures de trail de Hoka One One. Elle a été pensée pour corriger les défauts de la première version, notamment en termes de maintien, de stabilité et de robustesse, tout en conservant l’ADN de la marque : un amorti maximal et une grande légèreté.
Caractéristiques techniques principales
- Poids : 277-280g (homme, taille 42-43).
- Drop : 4,5 mm.
- Hauteur de semelle : 32 mm (talon) / 27,5 mm (avant-pied).
- Semelle extérieure : Vibram Megagrip, crampons de 5 mm.
- Semelle intermédiaire : EVA injecté, Meta-Rocker.
- Tige : Mesh aéré renforcé, thermoscellé.
Premières sensations et prise en main
Dès l’enfilage, j’ai été frappé par le confort immédiat de la chaussure. Le chaussant est ajusté, surtout pour les pieds fins, mais l’accueil du pied est moelleux et rassurant. J’ai d’ailleurs hésité à prendre une demi-pointure au-dessus, mais finalement la matière s’est assouplie après quelques sorties, épousant parfaitement la forme de mon pied.

Le look « compensé » typique de Hoka peut surprendre, mais sur le terrain, cette épaisseur de semelle se fait vite oublier… pour ne laisser place qu’à la sensation de flotter au-dessus des cailloux et des racines.
Confort et amorti : le point fort de la Speedgoat 2
C’est LA raison pour laquelle je reviens toujours vers la Speedgoat 2 pour les longues distances. L’amorti est bluffant : il absorbe les chocs, même après plusieurs heures de course, sans jamais donner l’impression de mollesse ou d’instabilité. Sur un ultra de 75 km dans les Pyrénées, mes jambes étaient nettement moins fatiguées que lors de précédentes courses avec d’autres modèles.
Même sur les portions roulantes, le Meta-Rocker facilite la transition talon-pointe et donne un vrai dynamisme à la foulée. J’ai ressenti une belle relance, ce qui m’a permis de garder un bon rythme, même sur les faux plats descendants.
Accroche et stabilité : une alliée sur tous les terrains
J’ai testé la Speedgoat 2 sur des terrains très variés : roches humides, boue, pierriers, forêts, sentiers roulants. Le verdict est sans appel : l’accroche est redoutable grâce à la semelle Vibram Megagrip et ses crampons de 5 mm, plus agressifs que sur la version précédente. Même dans la boue ou sur les dalles glissantes du GR20, la chaussure ne m’a jamais trahi.
Côté stabilité, la plateforme élargie et le maintien renforcé du pied sont rassurants, même sur les dévers ou lors des descentes techniques. Je n’ai jamais ressenti de flottement, ce qui était un défaut de la première version.
Respirabilité et maintien
Le mesh aéré fait bien son travail : même lors de journées chaudes ou après plusieurs heures, mes pieds sont restés au sec, sans sensation de surchauffe. Le laçage à 6 œillets et la languette épaisse assurent un maintien précis, sans points de pression désagréables.

Robustesse et durabilité : le bémol du modèle
C’est le seul vrai point faible que j’ai constaté après plusieurs mois d’utilisation intensive. Si la chaussure encaisse bien les kilomètres, le mesh finit par montrer des signes de faiblesse, notamment au niveau du coup de pied et entre la semelle et l’empeigne. Sur le GR20, après 180 km et 13 000 D+, mes Speedgoat 2 étaient franchement usées, même si elles ont tenu jusqu’au bout.
Cela reste cependant dans la moyenne des chaussures de trail légères, et le service après-vente Hoka a été réactif lors de mes rares soucis.
Protection du pied : à surveiller en terrain très technique
Si l’amorti et le confort sont au top, j’aurais aimé un pare-pierre plus protecteur à l’avant du pied. Dans les pierriers, j’ai parfois ressenti quelques chocs désagréables. Pour les ultras très techniques, un modèle avec une protection renforcée pourrait être plus adapté.
Pour quels profils de coureurs ?
La Hoka Speedgoat 2 s’adresse avant tout aux traileurs qui recherchent :
- Un amorti maximal pour les longues distances.
- Une chaussure légère et dynamique.
- Une excellente accroche sur terrains variés (sec, gras, rocheux).
- Un modèle polyvalent, aussi à l’aise sur les ultras que sur les sorties plus courtes.

Attention toutefois : les pieds très larges pourraient se sentir un peu à l’étroit. Dans ce cas, il vaut mieux essayer une demi-pointure au-dessus.
Mon expérience personnelle sur la Speedgoat 2
Je me souviens encore de ma première sortie longue avec la Speedgoat 2 : 40 km sur les crêtes du Vercors, alternant boue, racines et descentes techniques. À chaque appui, j’ai senti la différence : moins de fatigue, aucune ampoule, et surtout une confiance totale dans les descentes. Depuis, c’est devenu ma chaussure fétiche pour les ultras, notamment sur l’UTMB où je n’ai jamais eu à regretter mon choix.
J’ai aussi conseillé ce modèle à plusieurs amis traileurs, certains adeptes du minimalisme, d’autres plus « old school ». Tous ont été bluffés par le confort et l’efficacité de la chaussure, même si certains regrettent le look massif ou la durabilité du mesh.
Comparatif : Speedgoat 2 vs autres modèles trail
| Critère | Hoka Speedgoat 2 | Salomon S/Lab Ultra | La Sportiva Akasha |
|---|---|---|---|
| Amorti | Exceptionnel | Bon | Moyen |
| Accroche | Très bonne | Bonne | Très bonne |
| Poids | Léger | Léger | Moyen |
| Stabilité | Excellente | Bonne | Excellente |
| Protection avant pied | Moyenne | Bonne | Bonne |
| Durabilité mesh | Moyenne | Bonne | Bonne |
| Confort | Top | Bon | Bon |
Points forts et axes d’amélioration
Points forts :
- Amorti ultra confortable, idéal pour les longues distances.
- Accroche exceptionnelle sur tous types de terrains.
- Stabilité et maintien du pied renforcés.
- Légèreté surprenante pour un modèle aussi amorti.
- Dynamisme et relance sur terrain roulant.
Axes d’amélioration :
- Durabilité du mesh à surveiller pour les gros volumes.
- Protection avant-pied un peu légère pour les pierriers.
- Chaussant étroit pour les pieds larges.
Conseils d’utilisation et d’entretien
Pour tirer le meilleur de la Speedgoat 2, je recommande :
- D’essayer la chaussure en magasin (ou de commander deux tailles) pour trouver le fit parfait.
- De réserver la Speedgoat 2 aux longues sorties et aux compétitions, pour prolonger sa durée de vie.
- De bien nettoyer le mesh après chaque sortie boueuse pour éviter l’usure prématurée.
- De faire sécher à l’air libre, loin d’une source de chaleur.
Avis des autres testeurs et communauté trail
La plupart des avis convergent : la Hoka Speedgoat 2 est une des meilleures chaussures de trail pour l’ultra et les terrains techniques. Les notes oscillent entre 8/10 et 4/5 selon les sites spécialisés, avec des retours très positifs sur le confort, l’amorti et la polyvalence. Quelques réserves sur la durabilité, mais rien de rédhibitoire.
Conclusion : faut-il acheter la Hoka Speedgoat 2 ?
Après des centaines de kilomètres, des ultras, des sorties pluvieuses et des descentes vertigineuses, je peux affirmer que la Hoka Speedgoat 2 est une valeur sûre pour tous ceux qui cherchent une chaussure de trail fiable, confortable et performante. Elle excelle sur les longues distances, offre une accroche et une stabilité remarquables, et procure un confort inégalé, même après des heures d’effort.
Si vous avez le pied plutôt fin et que vous privilégiez l’amorti et la sécurité, foncez les yeux fermés. Pour les terrains très techniques ou si vous êtes exigeant sur la durabilité, il faudra peut-être envisager une alternance ou surveiller l’état du mesh.
En résumé : la Hoka Speedgoat 2 reste, plusieurs années après sa sortie, un modèle phare du trail, recommandé par les experts comme par les passionnés.
Où se procurer la Hoka Speedgoat 2 ?
FAQ Hoka Speedgoat 2
La Speedgoat 2 convient-elle aux débutants ?
Oui, son confort et sa stabilité rassurent, même pour les premiers trails.
Peut-on l’utiliser sur route ?
C’est possible sur quelques kilomètres, mais elle donne le meilleur sur sentiers.
Quelle est la durée de vie moyenne ?
En usage intensif, comptez 600 à 800 km avant de voir le mesh s’user.
Existe-t-il une version pour pieds larges ?
La V2 reste étroite, il vaut mieux essayer la V3 ou prendre une demi-pointure au-dessus.
Mon verdict final
La Hoka Speedgoat 2 m’a accompagné sur mes plus beaux défis, des crêtes escarpées aux forêts humides, sans jamais faillir. Pour moi, elle incarne l’esprit du trail moderne : accessible, performante et rassurante. Si vous cherchez une chaussure pour repousser vos limites, elle saura vous accompagner, pas après pas, vers vos plus beaux sommets.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16