Test Diadora Cellula 2 : J’ai couru 300 km avec ce “nuage” italien, voici la vérité sur son amorti
S’il y a bien une marque qui a su opérer une mue spectaculaire ces dernières années, c’est Diadora. Longtemps cantonnée au rayon nostalgie “lifestyle” ou aux terrains de football, la marque de Caerano di San Marco est revenue sur le bitume avec une ambition féroce. Après une première version qui avait déjà séduit par son confort, la Diadora Cellula 2 débarque avec une promesse simple mais ambitieuse : devenir la reine du confort longue distance.
J’ai chaussé cette paire pendant plus d’un mois, l’emmenant sur des sorties de récupération, des séances de côtes et même une sortie longue de 28 km sous une pluie fine. Voici mon verdict sans filtre.
En résumé : Ce qu’il faut retenir de la Diadora Cellula 2
Si vous n’avez que peu de temps, voici les points cardinaux de ce test :
- Profil d’utilisation : Une chaussure d’entraînement quotidien axée sur l’amorti maximal (maximaliste) et la protection.
- Les points forts : Un confort d’accueil royal, une mousse DD Anima qui offre un rebond surprenant pour ce volume, et une durabilité exemplaire de la semelle extérieure.
- Les points faibles : Un poids légèrement supérieur à certaines concurrentes “performance” et un mesh qui peut tenir chaud en plein été.
- Idéal pour : Les coureurs de tous poids cherchant une chaussure pour accumuler les kilomètres sans se blesser, du footing bien-être au marathon en mode “finisher” confortable.
Le jour où mes genoux ont dit merci
Je dois vous faire une confidence. Il y a trois semaines, je sortais d’une grosse préparation marathon avec un volume hebdomadaire qui commençait à peser sérieusement sur mes articulations. Un matin, la flemme et une petite douleur persistante au tendon d’Achille me poussaient à rester au lit. C’est exactement le genre de jour où l’on teste la véritable valeur d’une chaussure.

J’ai enfilé les Cellula 2. Dès les premiers pas dans l’escalier, j’ai ressenti cette sensation de “nuage” protecteur. Ce n’est pas le mou instable de certaines marques américaines, mais une douceur structurée. Résultat ? Ma sortie de 12 km s’est transformée en un moment de pur plaisir mécanique. La chaussure ne m’a pas poussé à battre mon record, mais elle a “effacé” la route. C’est là que j’ai compris que Diadora ne cherchait pas à faire une bête de course, mais une alliée de santé.
Design et conception : L’élégance italienne au service de la performance
Un look qui ne passe pas inaperçu
On ne va pas se mentir, la Cellula 2 a du style. Diadora maîtrise l’art de la couleur. Le design est massif, avec une semelle intermédiaire imposante, mais les lignes restent fluides. Le mesh technique est travaillé, avec des zones d’aération stratégiques et des renforts thermocollés qui assurent un maintien optimal du pied.
La technologie DD Anima : Le cœur du réacteur
Le secret de cette chaussure réside dans sa mousse DD Anima. Contrairement à l’EVA classique que l’on retrouve sur l’entrée de gamme, ce composé est un mélange de polymères qui vise à équilibrer légèreté et réactivité.

Sur la version 2, Diadora a ajusté la densité. On sent une meilleure transition entre l’attaque (talon ou médio-pied) et la phase de poussée. Le rocker (la courbure de la semelle) est présent mais pas excessif, ce qui permet de conserver une foulée naturelle sans avoir l’impression d’être basculé de force vers l’avant.
Le test terrain : Analyse dynamique
L’amorti : Un cocon de protection
L’amorti est indéniablement le point fort. Avec un stack important (l’épaisseur de semelle), on est parfaitement isolé des irrégularités du sol. Pour les coureurs dits “lourds” (plus de 85 kg), c’est une bénédiction. On ne sent jamais la structure de la chaussure s’affaisser, même après deux heures de course.
Stabilité et maintien
C’est souvent le défaut des chaussures maximalistes : l’instabilité. Diadora a contourné le problème en élargissant la base de la semelle. L’empreinte au sol est large, ce qui offre une assise rassurante, même dans les virages un peu serrés ou sur des chemins de halage légèrement instables. Le contrefort talon est rigide juste ce qu’il faut pour bien verrouiller la cheville sans irriter le tendon.

Dynamisme : Peut-on aller vite avec ?
Soyons clairs : ce n’est pas une chaussure de compétition pour un 5 km. Cependant, pour du fractionné long ou des allures marathon, elle répond présente. La mousse DD Anima a cette faculté de ne pas “s’écraser” complètement. Elle renvoie l’énergie de manière linéaire. Ce n’est pas l’effet ressort d’une plaque carbone, mais c’est bien plus dynamique qu’une chaussure de running basique.
Comparaison : Cellula 2 vs La concurrence
Comment se situe-t-elle face aux mastodontes du marché ?
- Face à la Asics Nimbus : La Cellula 2 est un peu plus ferme et offre un meilleur retour d’énergie. La Nimbus reste plus “moelleuse”.
- Face à la Brooks Glycerin : Le chaussant Diadora est souvent un peu plus généreux en largeur (Toe-box), ce qui ravira les pieds larges.
- Face à la Hoka Clifton : La Diadora semble plus durable au niveau de la semelle extérieure grâce à son caoutchouc Duratech 5000.
Durabilité : Un investissement rentable
C’est un point essentiel pour tout coureur régulier. Après 300 km, l’usure de la semelle extérieure est quasi inexistante. Le composé Duratech 5000 placé sur les zones d’usure (talon et avant-pied) fait un travail remarquable. Le mesh n’affiche aucun signe de fatigue, pas de déchirure au niveau des points de flexion. C’est une chaussure conçue pour durer 800 à 1000 km sans problème majeur de perte de propriétés.

À qui s’adresse réellement la Diadora Cellula 2 ?
- Le débutant : Pour éviter les blessures liées aux impacts des débuts.
- Le marathonien : Pour toutes les sorties “Easy” et les sorties longues de préparation où l’économie musculaire est la priorité.
- Le coureur lourd : Pour bénéficier d’un amorti qui ne s’essouffle pas au bout de 20 minutes.
- Le fan de confort : Tout simplement pour ceux qui veulent que la course reste un plaisir sans douleur.
Pour finaliser ce tour d’horizon, il est essentiel de situer la Diadora Cellula 2 par rapport aux autres ténors du marché de l’amorti. Le segment des chaussures maximalistes est très disputé, et chaque marque propose une philosophie différente (plus ou moins de rebond, de stabilité ou de souplesse).
Voici un tableau comparatif pour vous aider à choisir selon vos priorités :
Comparaison : Diadora Cellula 2 vs modèles concurrents
| Modèle | Poids (H/42) | Drop | Type de Mousse | Sensation au pied | Usage idéal |
| Diadora Cellula 2 | 280g | 5 mm | DD Anima | Équilibrée & Protectrice | Endurance & Récupération |
| Asics Novablast 4 | 260g | 8 mm | FF Blast+ Eco | Rebondissante & Fun | Entraînement quotidien varié |
| Hoka Clifton 9 | 248g | 5 mm | CMEVA | Moelleuse & Légère | Polyvalence route |
| Brooks Glycerin 21 | 300g | 10 mm | DNA LOFT v3 | Confort classique & Stable | Sorties longues sécurisantes |
| Saucony Triumph 22 | 286g | 10 mm | PWRRUN PB | Dynamique & Haut de gamme | Marathon à allure modérée |
Pourquoi choisir la Cellula 2 plutôt qu’une autre ?
- Face à Hoka : La Diadora offre un drop identique (5 mm) mais avec une sensation moins “molle”. La durabilité de la semelle Duratech 5000 est également supérieure au caoutchouc exposé de certaines Hoka.
- Face à Asics : Si vous trouvez que la Novablast est trop instable ou “trampoline”, la Cellula 2 vous offrira une assise plus large et plus rassurante pour vos articulations.
- Face à Brooks : Pour ceux qui veulent sortir du drop élevé (10 mm) qui sollicite beaucoup les genoux, le passage aux 5 mm de la Diadora permet de soulager le dos et les hanches tout en gardant un amorti colossal.
Mon avis final
La Diadora Cellula 2 est une réussite totale dans sa catégorie. Elle ne cherche pas à mentir : ce n’est pas la chaussure la plus légère du monde, ni la plus rapide. Mais c’est sans doute l’une des plus fiables et des plus confortables du marché actuel.
Elle incarne parfaitement le savoir-faire italien : un mélange de technicité brute et d’esthétique soignée. Si vous cherchez votre prochaine “daily” pour accumuler les kilomètres en toute sérénité, ne cherchez plus. Diadora a frappé un grand coup.
Vais-je continuer à la porter ? Absolument. Elle est devenue ma chaussure par défaut pour 70% de mes sorties hebdomadaires.
FAQ : Tout savoir sur la Diadora Cellula 2
Quel est le drop de la Diadora Cellula 2 ?
La Cellula 2 affiche généralement un drop de 5 mm (à confirmer selon les versions spécifiques, mais Diadora reste sur une pente faible pour favoriser une pose de pied plus naturelle). Cela permet une transition fluide tout en conservant un gros volume de mousse sous le talon.
La chaussure taille-t-elle normalement ?
D’après mon test, elle taille True to Size. Si vous faites du 43 chez la plupart des marques de sport, le 43 Diadora devrait vous aller. La boîte à orteils est assez spacieuse, ce qui est idéal pour laisser le pied s’étaler durant l’effort.
Peut-on l’utiliser sur les chemins ?
Elle est conçue prioritairement pour la route. Cependant, sa semelle large et son caoutchouc résistant lui permettent d’être très à l’aise sur les sentiers propres, les parcs et les chemins de terre compacts. Évitez par contre la boue ou les terrains techniques montagneux.
Est-elle adaptée aux coureurs pronateurs ?
La Cellula 2 est une chaussure neutre. Elle ne possède pas de bloc de bi-densité pour corriger une pronation sévère. Néanmoins, sa base large offre une stabilité naturelle qui peut convenir à des pronateurs légers ou des coureurs utilisant des semelles orthopédiques.
Quel est son poids exact ?
Elle pèse environ 280 grammes en taille 42. Ce n’est pas un poids plume, mais l’équilibre des masses est tellement bien géré que cette sensation de poids disparaît dès que l’on commence à courir.
Sources et ressources complémentaires
Pour approfondir votre recherche et croiser les avis, voici les sources qui font autorité dans le domaine du running :
- Le site officiel Diadora (diadora.com) : La source primaire pour toutes les spécifications techniques détaillées sur la mousse DD Anima et le composé Duratech.
- Believe in the Run : Un média indépendant spécialisé dans les tests de chaussures de running. Leurs analyses approfondies sur les sensations de mousse sont une référence mondiale.
- Road Trail Run : Idéal pour comparer les mesures précises de stack (épaisseur) et de poids entre différents modèles concurrents.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16