Salomon DRX Bliss : Le test complet
L’entreprise française Salomon n’a pas fini de surprendre le monde de la course à pied. La marque qui s’est toujours distinguée par ses modèles de trail nous présente aujourd’hui sa meilleure version pour ceux qui veulent profiter du bitume.
Un plaisir avec un maximum de confort mais sans négliger la possibilité de rechercher des allures rapides sur une surface sur laquelle ils se déplacent de plus en plus confortablement grâce à leurs innovations.
Dans l’article d’aujourd’hui, j’analyse la nouvelle Salomon DRX Bliss et vous présente son large éventail de technologies.
Fiche technique
- Stabilité : Renforcée
- Surface : Route
- Poids du coureur : Tout poids
- Poids de la chaussure : 244 g chez les femmes et 260 g chez les hommes
- Drop : 8 mm
Les chaussures orientées vers la stabilité ont tendance à être plus massives, ce poids n’est donc pas mauvais. La DRX Bliss est plus massive sous le talon. Sous les orteils, elle ressemble davantage à une chaussure de running route classique.
Il y a 34 mm de semelle sous le talon et 26 mm sous les orteils, ce qui se traduit par un drop de 8 mm. Encore une fois, c’est beaucoup pour une chaussure axée sur la stabilité. D’un autre côté, plus le drop est élevé, moins les talons et les chevilles sont sollicités, ce qui est également l’un des objectifs de ce type de chaussure.
Premières impressions
La DRX BLISS est conçue pour créer une chaussure avec un maximum de stabilité et de confort. Quelle que soit la façon dont vous marchez, la chaussure s’aplatit d’elle-même et vous atterrissez en ligne droite. Conçue principalement pour la route et les surfaces pavées. La DRX BLISS est une chaussure d’entraînement de volume et convient aux séances d’entraînement en endurance fondamentale.
La nouvelle gamme de Salomon : Les chaussures de running route
Salomon est une marque connue pour ses chaussures de trail. Mais depuis quelques années, elle s’est également lancée dans la chaussure de route. Elle s’est constitué un portefeuille de différents modèles. Après tout, j’ai déjà essayé leur autre chaussure de route, la Salomon Aero Glide. L’Aero Volt, plus dynamique, plus légère et adaptée aux courses ou aux rythmes rapides, par exemple, est également très populaire. Le DRX Bliss est un autre ajout à la gamme. Cette fois, c’est le premier modèle à se concentrer aussi fortement sur la stabilité. Et je peux dire vous dire que vous la ressentez à chaque pas.
Mettre l’accent sur la stabilité signifie que la chaussure doit être capable de compenser dans une certaine mesure le déséquilibre de la pression exercée par le pied sur le tapis. L’une des méthodes pour concevoir une telle chaussure consiste à élargir la semelle intermédiaire. En effet, la chaussure a alors davantage tendance à compenser un cou-de-pied tordu et à toujours toucher la semelle. Pour vous faire une idée plus précise, vous pouvez imaginer comment vous courriez avec des chaussures dont la semelle est rétrécie. Elles seraient très instables et vous tomberiez plus souvent d’un côté ou de l’autre.
Une chaussure adaptée à tous les types de foulées
Le monde de la course à pied a de la chance avec ces nouvelles Salomon DRX Bliss. Ceci grâce à leur construction et à leur développement technologique. Elle facilitera la tâche de nombreux coureurs qui recherchent la stabilité et le confort pour atteindre des allures rapides en compétition.
L’un des détails qui ressort le plus est la grande structure avec laquelle elles ont été conçues. L’Active Chassis assure une foulée stable et confortable.
Stabilité
Venons-en au point le plus important. La sensation de courir avec cette chaussure est vraiment intéressante. Pour les coureurs qui n’ont jamais essayé un type de chaussure similaire, il peut s’agir d’une sensation inhabituelle. Ni positive ni négative, mais simplement différente. Quelle que soit la manière dont vous touchez le sol et faites le premier contact, la chaussure se centre automatiquement et atterrit de la même manière à chaque fois. Je ne peux pas imaginer que la DRX Bliss atterrisse sur le côté de la chaussure, ce qui arrive probablement à tout le monde avec des chaussures standard sur certaines bosses et à des vitesses plus élevées de temps en temps.
Sur la chaussure, vous remarquerez au premier coup d’œil le grand renfort orange en mousse TPU en forme de flamme. Il permet de répartir la force de l’impact sur l’ensemble de la chaussure. Il est placé des deux côtés comme vous pouvez le voir sur les photos.
alt="Salomon DRX Bliss : Le test complet" class="wp-image-17794">La chaussure a une semelle large, ce qui contribue probablement le plus à la stabilité et donne de l’assurance lors de la course. Cela est plus vrai pour la semelle intermédiaire sous le talon que sous la pointe. La géométrie de la chaussure, la semelle légèrement plus large et la flamme susmentionnée devraient aider le coureur à se centrer. Comme je l’ai déjà dit, cela peut aider en cas de foulée asymétrique. Le fait que la semelle soit plus large est visible lorsque l’on regarde la chaussure d’en haut, car les bords sont visibles.
Je n’emmènerai pas cette chaussure sur des terrains plus difficiles (comme des sentiers de trail). Elle n’est pas faite pour cela. Je me sentirai probablement un peu maladroit à cause de la semelle allongée sous le talon. Mais pour les surfaces légèrement instables comme le bitume ou les routes pavées, elle est excellente. Sur de telles surfaces (en particulier dans les descentes), une mauvaise prise d’appui peut se produire. La DRX Bliss devrait être d’une grande aide, surtout pour ceux qui sont plus sensibles au niveau de la cheville.
Semelle intermédiaire
La semelle intermédiaire est constituée du matériau Energy Foam standard en EVA, une mousse éprouvée, légère et très amortissante que l’on retrouve dans presque tous les modèles Salomon de ces dernières années, et pas seulement là.
Son profil maximaliste garantit le confort à tout moment grâce à la mousse qui compose sa semelle intermédiaire. Celle-ci a été fabriquée avec la très confortable et souple Energy Foam, dont la douceur et la réactivité équilibrent la transition avec la sensation de propulsion vers l’avant.
Alors que la partie inférieure de ces nouvelles Salomon DRX Bliss se caractérise par son châssis rigide pour protéger pendant la course, la partie supérieure se distingue par son extrême douceur.
alt="Salomon DRX Bliss : Le test complet" class="wp-image-17796">Tige confortable et bien construite
La tige a été conçue avec un mesh super respirant qui s’adapte de manière personnalisée à notre pied et dont la flexibilité équilibre la rigidité de la structure de la semelle intermédiaire. Cela permet d’obtenir une chaussure de course parfaitement équilibrée.
La zone du talon d’Achille est caractérisée par une structure avec un point d’amorti supplémentaire pour fournir une plus grande sensation de confort pendant les séances.
La plupart des chaussures de course de stabilité sont assez lourdes car elles sont principalement conçues pour les coureurs plus lourds qui ont un surpronatisme. La chaussure doit donc compenser l’impact important. C’est pourquoi de nombreux éléments de stabilité sont généralement intégrés à la tige afin de garantir un maintien optimal.
La DRX Bliss est conçue de la même manière. Tout d’abord, l’empeigne en mesh n’est pas extensible et est plutôt dense. De plus, ces matériaux durables ne font pas de la tige de la DRX Bliss une chaussure très respirante.
alt="Salomon DRX Bliss : Le test complet" class="wp-image-17795">Il y a suffisamment d’espace pour que mes orteils puissent s’agiter, mais lorsque je fais les lacets, j’ai l’impression d’être le pilote d’une voiture de course. Cette sensation de sécurité est obtenue grâce à une section en forme de cage sur les côtés médial et latéral de la DRX Bliss. De plus, cet élément de stabilité au niveau du médio-pied s’étend jusqu’à un support de lacet rigide et robuste. Cela me semble un peu trop construit. Ensuite, la languette n’est pas munie d’un soufflet et n’est que légèrement rembourrée.
Un autre élément structurel de la DRX Bliss est également un élément de sécurité. Il s’agit d’une bande réfléchissante qui commence au niveau de la zone des orteils et s’étend jusqu’au talon, au-dessus de la semelle intermédiaire.
D’une part, le milieu du pied est conçu pour être très stable. D’autre part, les renforts et le contrefort sont bien rembourrés et ne sont pas trop serrés. En effet, le talon est conçu plus bas que je ne l’aurais pensé. Enfin, il y a également une semelle intérieure amovible pour ceux qui ont besoin de mettre une semelle intérieure supplémentaire, personnalisée, pour corriger encore plus l’impact du pied.
alt="Salomon DRX Bliss : Le test complet" class="wp-image-17799">Semelle intermédiaire
L’Active Chassis est définitivement une caractéristique très proéminente de la chaussure. Dans ma version de test, l’énorme bande orange coupe en deux la semelle intermédiaire et est très apparente. J’ai vraiment senti que les caractéristiques de stabilité de la DRX Bliss guidaient mon pied. Maintenant, en tant que coureur qui utilise peu de chaussures de stabilité, je ne suis peut-être pas la bonne personne pour parler de la façon dont elles corrigent mon attaque de pied.
Cela dit, ce n’est pas une chaussure que j’ai trouvée particulièrement agréable à porter. Pendant mes courses, j’ai trouvé que l’Active Chassis s’enfonçait dans le côté latéral de mon pied. Le matériau durci a provoqué une douleur aiguë dans le pied. Heureusement, cela se dissipe rapidement après la fin de la course, mais cela m’a obligé à écourter quelques courses.
Du côté positif, je n’ai pas trouvé la chaussure aussi ferme que je le pensais. Elle amortit l’impact plutôt que de restituer beaucoup d’énergie, d’après mon expérience. Cependant, elle fait le travail et a permis à mes jambes, si ce n’est à mes pieds, d’être bien maintenus et confortables. Cependant, la largeur de la plateforme et le manque de rocker rendent la chaussure assez plate et plus difficile pour les accélérations.
alt="Salomon DRX Bliss : Le test complet" class="wp-image-17800">Semelle extérieure
Pour ce qui est de la semelle extérieure, elle est dotée de l’omniprésent caoutchouc Contagrip de Salomon pour l’adhérence et la traction sur tous les types d’asphalte. Même sur le sol mouillé.
Je ne peux rien dire de négatif sur la semelle extérieure. Elle est accrocheuse sur les surfaces sèches. Lorsque j’ai couru sur des racines légèrement humides, elle s’est avérée un peu glissante. Dans ce cas, je soupçonne que tous les modèles de course sur route se sentiraient similaires dans ces conditions.
Il y a des découpes pour économiser du poids. Cependant, j’aurais aimé qu’il y ait des rainures de flexion dans la semelle extérieure pour que l’ensemble de la chaussure ait un peu plus de flexibilité. Après environ 60 km, il n’y a pas d’usure visible.
Confort et maintien
La chaussure est conçue pour s’adapter au pied le plus étroitement possible et je peux confirmer qu’elle s’adapte parfaitement au pied. Bien sûr, cela a des conséquences positives et négatives – tout dépend du type de coureur que vous êtes. Il n’y a aucun risque de glisser dans la chaussure ou d’avoir des fuites désagréables. En revanche, pour les coureurs qui aiment avoir plus de liberté au niveau de l’avant-pied et des orteils, la chaussure peut s’avérer trop étroite. Cela dépend beaucoup de la forme de votre pied et chacun doit l’essayer pour lui-même. Je suis à l’aise avec cette chaussure. Je n’ai pas eu d’ampoules ni de douleurs en portant ces chaussures. Mais après un certain temps, j’ai ressenti le besoin de desserrer et étirer un peu les orteils.
Salomon s’en tient à ses technologies éprouvées, comme d’habitude. Le système de laçage Sensifit garantit un ajustement parfait autour du pied.
La chaussure est très confortable au niveau du talon. L’arrière est très anatomique. Pour cette raison, la chaussure ne peut peut-être pas être enfilée aussi rapidement avant une course et je dois toujours desserrer un peu le haut des lacets. Mais pour cela, elle s’adapte très précisément.
La semelle sous le talon prend beaucoup de place sur le côté et semble légèrement encombrante. Cela est bien sûr dû à l’accent mis sur la stabilité, mais c’est pour cette raison que je n’ai pas couru de séance tempo avec cette chaussure.
La languette sur la partie supérieure du bras est bien respirante. Elle n’est ni rembourrée ni super fine. Il est intéressant de noter qu’elle n’est pas cousue à la chaussure sur les côtés, mais qu’elle est libre. J’aurai préféré que la languette soit également reliée à la chaussure sur les côtés, car la chaussure peut se heurter à quelque chose ou un caillou peut s’y coincer. Sinon, la languette n’appuie pas et n’interfère pas, et je n’ai pas eu de problème.
Salomon DRX Bliss : Valent-elles le coup ?
La nouvelle DRX Bliss de Salomon est littéralement une chaussure pour tous. Conçue pour répondre aux besoins des coureurs de tous poids. Les coureurs de forte corpulence sont ceux qui apprécieront le plus les technologies intégrées. Même au-delà de 80 kilos.
Grâce aux technologies qui composent sa semelle intermédiaire, il est aussi possible de de d’amuser à courir à des allures moyennes et élevées sur des distances allant de 10 km à des marathons sur bitume.
Ce à quoi il faut faire attention avant de passer commande
Si vous en avez l’occasion, testez bien la chaussure. N’oubliez pas que la chaussure n’a peut-être pas autant d’espace pour les orteils qu’il vous en faudrait à l’intérieur. Il s’agit bien sûr d’un compromis entre l’adaptation à votre pied et l’espace nécessaire. Cela dépend en grande partie de la forme de votre pied. Il est important de ne pas négliger cet aspect lors de l’essayage.
alt="Salomon DRX Bliss : Le test complet" class="wp-image-17797">Conclusion
J’ai ajouté la Salomon DRX Bliss à ma rotation de chaussures comme une chaussure avec laquelle j’effectue des séances d’entraînement à faible allure. Je l’utilise également lorsque je souhaite courir à une vitesse aérobique constante.
Mais avant tout, je recommande vivement cette chaussure à un groupe important de coureurs qui ont eu, par exemple, une cheville tordue ou instable. Et aussi à ceux qui souffrent d’un impact occasionnel, surtout sur l’extérieur de la chaussure, à l’extérieur de la semelle (ce qui peut arriver à certains types de coureurs, par exemple lors d’une course sur une route de mauvaise qualité). Pour ces coureurs, ce type de chaussure peut permettre d’éviter certaines blessures désagréables.
Où se procurer la DRX Bliss ?
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16