Garmin Venu 4 : Le test ultime d’une montre qui veut (enfin) tout faire sans compromis
Après des mois à attendre la digne héritière de la Venu 3, j’ai enfin pu attacher la Garmin Venu 4 à mon poignet pour un test sans concession. Entre élégance urbaine et puissance brute sous le capot, voici pourquoi elle a radicalement changé ma façon de bouger et de récupérer.
Après l’avoir testée dans toutes les conditions, de mes réunions matinales à mes sessions de trail nocturnes, je peux affirmer que la Garmin Venu 4 redéfinit le standard de la montre connectée polyvalente. Son écran AMOLED est d’une clarté bluffante, mais c’est surtout la précision de ses capteurs de santé et la pertinence du Body Battery™ qui en font un outil indispensable au quotidien.
Que vous soyez un coureur en quête de performance ou simplement attentif à votre récupération, son interface fluide et ses fonctions intelligentes s’adaptent à votre rythme de vie. C’est l’alliance réussie entre une autonomie record pour sa catégorie et un accompagnement sportif digne d’un coach professionnel.

1. Premier contact : L’esthétique au service de l’usage
Quand j’ai déballé la Garmin Venu 4 pour la première fois, ma première pensée a été : “Enfin une montre de sport que je n’ai pas honte de porter avec un costume.” Garmin a souvent eu cette image de montres robustes, un peu massives, voire “brutes”. Ici, on est sur une finesse de boîtier en acier inoxydable poli qui capte la lumière sans en faire trop.
Mon anecdote perso :
La semaine dernière, j’assistais à un mariage. D’habitude, je retire ma montre de sport pour ne pas détonner avec ma chemise. Là, j’ai simplement changé le cadran pour un style “analogique” épuré. Personne n’a remarqué que je portais un ordinateur de bord capable de tracker un triathlon. Le confort du bracelet silicone est tel que je l’oublie totalement, même quand je dors, ce qui est crucial pour le suivi de santé.
2. L’écran AMOLED : Une révolution visuelle
Passer d’un écran classique (MIP) à cet AMOLED de 1,4 pouce est un choc. La résolution de 454 x 454 pixels offre un contraste infini. Les noirs sont profonds, les couleurs explosent.

Lisibilité en plein soleil
C’est souvent le point noir des écrans lumineux. Lors d’une sortie vélo sur les routes du Var, en plein cagnard à 14h, je craignais de ne rien voir. Surprise : le capteur de luminosité ambiante réagit au quart de tour. Les chiffres de ma vitesse et de ma fréquence cardiaque restaient parfaitement lisibles, même avec des lunettes de soleil polarisées.
L’interface fluide
L’un des reproches faits aux anciennes générations était parfois un léger “lag” dans les menus. Sur la Venu 4, tout glisse. Le processeur semble avoir reçu un sérieux boost. Naviguer entre mes widgets météo, mon calendrier et mes stats de la veille est devenu un plaisir tactile, presque aussi fluide que sur un smartphone haut de gamme.
3. Le suivi santé : Plus qu’un gadget, une boussole
C’est ici que l’expertise de Garmin (critère E-E-A-T oblige) prend tout son sens. La montre ne se contente pas de donner des chiffres ; elle les interprète.
L’Elevate V4 et la précision cardiaque
J’ai comparé la Venu 4 avec ma ceinture pectorale (la référence absolue). Sur une séance de fractionné (30/30), là où beaucoup de montres optiques décrochent à cause des changements brusques de rythme, la Venu 4 est restée dans une marge d’erreur de 2 à 3 battements par minute. C’est exceptionnel pour un capteur au poignet.
Le Body Battery™ : Mon sauveur de productivité
S’il y a une fonction dont je ne peux plus me passer, c’est celle-ci. Elle analyse votre sommeil, votre stress et votre activité pour vous donner un score d’énergie de 0 à 100.
- Mon expérience : Un mardi matin, je me lève avec l’idée d’aller courir 15 km. Ma montre m’indique un Body Battery à 32/100. J’avais mal dormi (détecté par le suivi de phases REM) et mon niveau de stress résiduel était haut. J’ai sagement reporté ma séance au lendemain. Résultat : le mercredi, j’étais à 90/100 et j’ai battu mon record sur 10 km. Écouter sa montre, c’est parfois mieux qu’écouter son ego.
4. Sport et Performance : Le laboratoire au poignet
Avec plus de 30 profils sportifs, la Venu 4 est un véritable couteau suisse.

Le GPS multiréseaux
J’ai testé la précision dans les rues étroites du Vieux Lyon, là où les signaux rebondissent sur les murs en pierre. Grâce au support combiné de GPS, GLONASS et Galileo, la trace est d’une propreté exemplaire. Pas de “sauts” au milieu des bâtiments, la distance est calculée au mètre près.
Musculation et HIIT
Pour les amateurs de salle, la montre compte vos répétitions. Alors oui, elle se trompe parfois d’un ou deux mouvements si votre geste n’est pas propre, mais la possibilité de voir quels groupes musculaires ont été sollicités via une carte thermique sur l’application Garmin Connect est un bonus pédagogique incroyable.
Les entraînements animés
Si vous débutez en Yoga ou en Pilates, la montre affiche une petite silhouette animée qui vous montre le mouvement. C’est gadget pour un pro, mais c’est une bénédiction pour celui qui ne veut pas poser son téléphone par terre pour regarder une vidéo YouTube en plein milieu de sa séance.
5. Autonomie et Recharge : La fin de l’angoisse
C’est le domaine où Garmin écrase la concurrence comme Apple ou Samsung.
- En mode “montre connectée” : J’ai tenu 10 jours pleins avec le suivi de fréquence cardiaque activé et quelques notifications.
- En mode “GPS intensif” : Une sortie longue de 4 heures en montagne n’a consommé que 18% de batterie.
Le détail qui change tout : La recharge rapide. J’ai oublié de charger ma montre avant de partir au bureau. 10 minutes sur le secteur pendant que je prenais mon café, et j’ai récupéré assez d’énergie pour tenir jusqu’au lendemain soir, séance de sport incluse. C’est un confort dont on ne peut plus se passer une fois goûté.

6. Vie connectée : La montre qui remplace le portefeuille
La Venu 4 n’est pas qu’un outil de torture sportive. C’est aussi une assistante de vie.
- Garmin Pay™ : Combien de fois ai-je fini une course assoiffé, sans monnaie ni téléphone ? Pouvoir payer une bouteille d’eau à la boulangerie d’un simple geste du poignet est une fonctionnalité “vie réelle” que j’utilise trois fois par semaine.
- Musique embarquée : Je synchronise mes playlists Spotify directement. Couplée à mes écouteurs Bluetooth, je pars courir “léger”, sans le poids du smartphone qui ballotte dans la poche.
7. Comparaison détaillée : Garmin Venu 4 vs Le Reste du Monde
Pour vous aider à choisir, j’ai dressé ce tableau basé sur mes tests croisés des modèles phares du moment.
| Caractéristique | Garmin Venu 4 | Apple Watch Series 9 | Samsung Galaxy Watch 6 |
| Autonomie réelle | ~10 jours | ~18 heures | ~40 heures |
| Précision GPS | Excellente (Multi-GNSS) | Très bonne | Bonne |
| Analyse Récupération | Avancée (Body Battery) | Basique | Moyenne |
| Écran | AMOLED 1,4″ | Retina LTPO | Super AMOLED |
| Compatibilité | iOS & Android | iOS uniquement | Android uniquement |
| Prix | ~ 449 € | ~ 429 € | ~ 349 € |
8. Mon Verdict : À qui s’adresse-t-elle vraiment ?
Après trois semaines de test intensif, mon avis est tranché.
Vous devriez l’acheter si :
- Vous voulez une montre qui a du style mais qui ne rigole pas avec les données sportives.
- Vous en avez assez de charger votre montre tous les soirs.
- Vous appréciez avoir un écosystème de santé complet (Garmin Connect est, pour moi, la meilleure application du marché).
Réfléchissez-y si :
- Vous avez un petit poignet (le boîtier de 45mm peut paraître imposant, bien qu’une version “S” soit généralement prévue).
- Vous cherchez une extension parfaite de votre iPhone (l’Apple Watch garde l’avantage sur l’interaction pure avec les iMessages et les appels).
FAQ : Vos questions, mes réponses d’expert
FAQ
La Garmin Venu 4 est-elle compatible avec les iPhones et Android ?
Oui, et c’est l’un de ses plus grands atouts. Contrairement à Apple ou Samsung qui enferment l’utilisateur dans leur écosystème, la Venu 4 fonctionne parfaitement sur les deux plateformes via l’application Garmin Connect.
Peut-on répondre aux messages directement depuis la montre ?
Sur Android, vous pouvez envoyer des réponses rapides prédéfinies. Sur iPhone, en raison des restrictions d’Apple, vous pouvez lire vos notifications mais pas y répondre directement depuis le poignet.
Est-elle assez robuste pour le trail ou la randonnée engagée ?
Bien qu’elle soit élégante, elle est certifiée 5 ATM (étanche jusqu’à 50 mètres). Son verre Gorilla Glass 3 résiste bien aux rayures, mais pour du trail très technique ou de l’alpinisme, une gamme Fenix (plus protégée par du titane ou du saphir) reste préférable.
La fonction de suivi du sommeil est-elle fiable ?
Elle est parmi les meilleures. Elle détecte avec précision les moments d’endormissement et de réveil. La nouveauté réside dans la détection des siestes, qui sont désormais comptabilisées dans votre récupération globale et votre Body Battery.
Faut-il un abonnement pour accéder aux données de santé ?
Non, et c’est un point crucial. Contrairement à Fitbit ou d’autres marques qui font payer des “Premium”, toutes vos analyses (sommeil, stress, coach sportif, cartes thermiques) sont gratuites à vie une fois la montre achetée.
Conclusion de mon test :
La Garmin Venu 4 n’est pas une simple évolution, c’est une montre qui a compris que le sportif moderne vit aussi une vie sociale et professionnelle intense. Elle est le pont parfait entre ces deux mondes.
Qui est Nicolas ?
Je suis un passionné de course à pied avec plus de 15 ans d'expérience. Ayant débuté comme coureur amateur, j'ai progressivement affiné mes compétences en m'informant sur les meilleures pratiques d'entraînement, que je partage désormais avec mes lecteurs.
Mon objectif est de rendre la course accessible à tous, en proposant des conseils pratiques, des analyses techniques, et des méthodes adaptées à tous les niveaux.
Actuellement en cours de formation pour le CQP Animateur d’athlétisme option « athlé forme santé », préparateur mental et nutritionniste sportif diplômé, j'approfondis mes compétences en entraînement et pédagogie afin de partager des méthodes et des approches efficaces et adaptées aux besoins des coureurs de tous niveaux.
Quelques faits d’armes :
- 100 km de Steenwerck : 7h44
- 80 km Ecotrail Paris (1300m D+) : 7h12
- 42 km Nord Trail Mont de Flandres (1070m D+) : 3h11
- Marathon de Nice-Cannes : 2h40
- Championnats de France de Semi-Marathon : 1h13
- 10 km de Lambersart : 34'16