Accueil » Actualités Running » Comment la chaussure d’adidas à 500€ a surpassé la concurrence au marathon de Berlin ?
Comment la chaussure d'adidas à 500€ a surpassé la concurrence au marathon de Berlin ?

Comment la chaussure d’adidas à 500€ a surpassé la concurrence au marathon de Berlin ?

4 minutes de lecture

2:11:53 – Le temps qu’il a fallu à Tigst Assefa pour réécrire l’histoire du marathon.

Pour battre un record du monde, tout doit être réglé : l’entraînement, la nutrition, l’équipement. Assefa a laissé à Adidas le soin de s’assurer que son équipement était au point, et la société n’a pas déçu.

« Ils me permettent de me concentrer pleinement sur la course, ce qui est exactement ce que vous voulez en tant qu’athlète », a déclaré Assefa.

L’Adizero Adios Pro Evo 1 a porté l’Éthiopienne vers la gloire et a fait les gros titres en chemin.

Désormais qualifiée de « Super Chaussure », cette chaussure a fait l’objet d’une attention toute particulière lors de son développement.

« Nous avons exploré tous les éléments d’une chaussure de course, en cherchant à équilibrer ce que nous pouvions supprimer ou modifier pour réduire le poids », explique Patrick Nava, vice-président des produits, de la course à pied et des sports de crédibilité chez Adidas.

Sommaire

La science derrière les « super chaussures »

Avec un poids de 138 g seulement, Adidas révèle que les améliorations apportées à la mousse Lightstrike ont permis de réduire le poids de la chaussure, d’améliorer l’économie de course et d’offrir un meilleur retour d’énergie.

Par rapport aux autres chaussures de course d’Adidas, la Super-chaussure est 40 % plus légère.

Bref, cette chaussure unique est dotée d’un rocker à l’avant-pied, placé à 60 % de la longueur de la chaussure, pour favoriser l’élan vers l’avant et améliorer l’économie de la course.

A lire aussi :  Qui est Eliud Kipchoge ? Le marathonien le plus rapide du monde

Pour réduire encore le poids de la chaussure, Adidas a abandonné la doublure traditionnelle et l’a remplacée par la « Lightstrike Foam » améliorée.

Un gain de poids significatif d’environ 70g peut être attribué à la semelle extérieure. Plus fine et plus légère que toutes les autres, elle est toujours en caoutchouc et l’adhérence n’est pas compromise.

Une maille translucide et légère utilisée pour créer le dessus de la chaussure est également censée réduire le poids de la chaussure.

Le temps considérable consacré à la recherche et au développement se reflète dans le prix, les Super-chaussures étant vendues au détail à 500 euros. Ceux qui espèrent améliorer leur vitesse de course et qui sont prêts à payer le prix doivent savoir que les chaussures ont été conçues pour la vitesse et non pour la durabilité. Adidas précise que les chaussures ne doivent être utilisées que pour une seule course, un marathon.

Dopage innovant ou technologique ?

Adidas n’est pas la première entreprise à mettre sur le marché des « super chaussures ».

Ces créations de pointe, comme l’Adizero Adios Pro Evo 1 d’Adidas, ont non seulement pulvérisé des records, mais aussi relancé un débat controversé sur leur place dans les sports de compétition.

En janvier 2020, World Athletics a limité la hauteur des semelles et la quantité de plaques rigides, notamment celles en carbone, autorisées dans les chaussures. Cette mesure a été prise après que les Nike Alphafly ont aidé Eliud Kipchoge à franchir la barrière des 2 heures sur le marathon en 2019.

A lire aussi :  Charlie Lawrence bat le record du monde des 50 miles avec une moyenne de 3:35 par kilomètre

En 2019, 31 des 36 podiums des principaux marathons ont été remportés par des athlètes portant des Nike Vaporfly.

Certains applaudissent ces entreprises pour leur innovation et leur engagement dans la recherche et le design. D’autres les critiquent et parlent de « dopage technologique ».

Dans le monde du marathon, où chaque seconde compte, la recherche de l’excellence a pris une tournure intrigante avec l’avènement des « Super-chaussures ».

Alors que les athlètes s’appuient de plus en plus sur des technologies de pointe pour obtenir cet avantage insaisissable, les questions relatives à l’éthique de cette nouvelle ère de « dopage technologique » persistent.

Ces innovations constituent-elles un progrès légitime dans la poursuite de l’accomplissement humain ou menacent-elles la pureté et l’intégrité du sport ?

L’ascension fulgurante de ces « super chaussures » nous incite à nous demander où se situe vraiment la limite entre les prouesses athlétiques et l’avantage technologique, ce qui nous amène à réfléchir aux implications éthiques qui pèsent sur l’avenir de l’histoire du marathon.

Nicolas Fondateur de Athlé expliqué

Qui est Nicolas ?

Lillois. 30 ans et 10 ans de pratique de la course à pied. Après avoir conseillé mes amis débutants, j’ai eu l’idée de créer un blog. En 2022, Athlé Expliqué a vu le jour pour vous apporter des réponses en vous donnant des conseils basés sur mes propres expériences.

Ce contenu vous a plu ? Il existe un moyen simple et symbolique pour m’encourager : offrez-moi un café. Cela me permettra de couvrir en partie les frais liés à la maintenance du site et le temps passé sur la rédaction des articles. Bien sûr, il y a des publicités sur Athlé Expliqué, mais pour le moment, ce n’est pas suffisant. Qui sait, un jour, je pourrai les enlever !

A lire aussi :  Hobbs Kessler bat le record du monde du mile sur route aux Mondiaux à Riga
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x